Les six membres de l’Arche de Zoé bientôt fixés – FS

Les six membres de l’Arche de Zoé comparaissent ce matin devant le tribunal correctionnel de Créteil. Le tribunal se bornera à adapter la peine de huit ans de travaux forcés, prononcée par les autorités judiciaires tchadiennes, en droit français.

Les six membres de l’Arche de Zoé, détenus à la maison d’arrêt de Fresnes (Val-de-Marne) depuis leur retour le 28 décembre, comparaissent ce matin devant le tribunal correctionnel de Créteil. Ce dernier devra adapter en droit français la peine de huit ans de travaux forcés à laquelle ils ont été condamnés par la cour criminelle de N’Djamena (Tchad).

Deux des six membres de l’Arche de Zoé, Emilie Lelouch et Philippe van Winkelberg ont été mis en examen jeudi par les deux juges d’instructions chargés de l’enquête, pour aide au séjour irrégulier de mineurs étrangers en France, exercice illicite d’intermédiaire en vue de l’adoption ou d’un placement d’un enfant et escroquerie, a indiqué leur avocat, Me Thierry Mudry.

Libération conditionnelle

Mercredi déjà, Alain Péligat, le logisticien du groupe, a été mis en examen pour « aide au séjour irrégulier de mineurs étrangers en France ». Eric Breteau, le président de l’association, est toujours hospitalisé à la maison d’arrêt de Fresnes où son état de santé reste préoccupant. Le pompier Dominique Aubry et l’infirmière Nadia Mérimi ont quant à eux été entendus comme témoins assistés sur des faits d’aide au séjour irrégulier. Ces derniers n’auraient eu qu’un rôle périphérique. Le tribunal va t-il prendre en considération les différents niveaux de responsabilités de chacun des membres de l’Arche de Zoé et rendre possible l’individualisation des peines ? Hypothèse improbable car le tribunal ne réexaminera pas le fond de l’affaire. Certains avocats plaideront pourtant en ce sens. Si la peine des six détenus est commuée en huit ans de prison ferme, ils pourraient envisager une libération conditionnelle d’ici quatre ans…

Virginie Belle


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