La Séléka, un instrument de l’Internationale Djihadiste ?

L’opinion africaine, surtout celle de l’Afrique centrale, n’avait pas mesuré la portée de la victoire de la Séléka en RCA. On l’a considérée à tort comme comme un énième soubresaut des éternelles querelles tribalistes attisées de loin par l’éternel pompier pyromane Idris Deby du Tchad! Certes, comme d’habitude, Deby est dans toutes les sauces, il est en amont et en aval, il intervient toujours pour le compte de tiers, sans prendre aucune précaution ni sur les éventuelles répercussions au  plan politique ni sur la sécurité de ses militaires.

Aussi pour bien cerner ce qui se passe aujourd’hui en Centrafrique et probablement demain dans toute la sous-région Afrique centrale, il est important de faire rétrospectivement un rappel des faits financés par les monarchies du Golf, dont le point focal se trouve être le Soudan voisin et Deby comme le principale exécuteur.

Le Soudan, ce grand pays arabo-africain a été toujours l’officine officieuse d’expérimentation de toutes les théories fondamentalistes ayant cours dans le  monde arabe. On se rappelle de l’indépendance jusqu’à la chute du Président Nimeiry, le nassérisme et le communisme s’affrontaient presqu’à couteau égal. Après avoir réussi à faire basculer le régime de Nimeiry du progressisme vers le fondamentalisme islamiste, les différentes tendances islamiques ont finalement réussi à faire écrouler le régime de Nemeyri en 1985; date à laquelle le système islamiste avait commencé à s’installer au pouvoir prudemment en s’associant avec d’autres forces de la même obédience à l’exemple d’OMMA de Sadik Al-Mahdy ; jusqu’à son accaparement total du pouvoir en 1989. C’est le début de la planification de l’introduction du fondamentalisme militant et djihadiste en Afrique au Sud du Sahara. Ce programme, ne l’oublions pas, était conçu, planifié et soutenu par toute une nébuleuse dont les tentacules sont solidement fixées dans l’Orient arabe et s’étendent jusqu’aux pays de l’Asie (Indonésie, Malaisie). Rappelons-le, le monde arabe qui réprime sévèrement toute manifestation de l’islamisme extrémiste, dans leurs pays respectifs, est le principal bailleur du djihadisme à travers le monde et en particulier en Afrique à travers leur bras séculier qui est le Soudan. Le principal pourvoyeur des fonds était feu Ben Laden qui avait établi son quartier général à Khartoum et avait réalisé des gros investissements et mis en place le système bancaire islamique par lequel il finançait des opérateurs économiques et des hommes d’affaires à leur dévotion. Ceux-ci seront à leur tour des soutiens financiers à des opérations pernicieuses à caractère social et culturel (construction des mosquées, des écoles, des dispensaires) préludes à des missions de prosélytisme ciblé et intensif). D’ailleurs toutes les structures mises en place par Ben Laden à l’époque au Soudan, continuent de fonctionner normalement à ce jour dans ce pays. Ainsi donc aux fins de propager la pensée fondamentaliste islamiste en Afrique profonde, la superstructure installée à Khartoum, parallèlement à ces œuvres caritatives et avec l’aide active du gouvernement islamiste avait construit dans la région de Damazine (Nil bleu) de grands centres d’enrôlement militaires, appelés pompeusement centre d’instruction civique qui sont en fait des centres de regroupement militaires, d’endoctrinement à l’idéologie islamiste fondamentale. Selon les spécialistes en la matière, ces centres constituent l’un des principaux bastions d’endoctrinement idéologique des Djihadistes à travers le monde et à partir desquels les combattants seront déployés à la demande.

La stratégie de l’enrôlement de l’Afrique subsaharienne dans la mouvance islamique fondamentale a été donc mise en place dès les premiers mois de l’arrivée au pouvoir de Front Islamique du Soudan, et ce, malgré « la guerre  sainte » déclenchée contre le sud à laquelle les soudanais avaient payé un lourd tribut tant humain que matériel.

Par un système d’encerclement du Continent noir, deux axes de pénétrations sont identifiés, d’abord l’axe sahélo-saharienne dont le point de départ serait le Maghreb occidental, et ensuite l’axe équato-tropical qui prendra appui sur le sud du Tchad et l’est de la RCA. Dans l’un ou l’autre cas le Tchad jouera un rôle essentiel de relai soit directement ou indirectement.

Le leader du Front Islamique qui avait reçu longuement le Colonel Deby alors chef des insurgés tchadiens, s’est fait une appréciation très précise du bonhomme selon ses propres confidences et aussi du Tchad qu’il connaissait à travers ses nombreux élèves à l’Université Islamique d’Omdourman. Il s’en était convaincu que le Tchad lui servirait d’un grand tremplin pour la propagation de son idéologie universelle,  cependant des consignes stricts ont été donnés à ses émissaires et missionnaires  pour éviter une déstabilisation du Tchad sous quelle que forme que ce soit. Selon le Dr Tourabi, le Tchad, du moins le Nord, est le prolongement naturel, sociologique, culturel et confessionnel du Soudan. Pour la conversion classique, le Tchad est en avance ; de même le pays étant  dominé par les traditions soufistes et de rites malékite, l’idéologie djihadiste aura des difficultés à s’imposer, en conséquence il faudrait insister sur les pratiques quotidiennes du bon musulman et faire suivre cette prédications par des réalisations sociales sur le terrain. Quant au Sud chrétien et animiste, la prudence est de rigueur ; l’église étant aux aguets, leur réaction pourrait annihiler tous les efforts, ainsi  il faut  d’abord insister sur les œuvres caritatives désintéressées  et ensuite la prêche.

Malgré ces consignes de prudences, le Dr Tourabi avait pris le soin de mettre un dispositif séculier autour de Deby pour que le Tchad joue son rôle de relai sur tous les deux axes précités. C’est ainsi qu’on avait incrusté des personnes anonymes mais de haut niveau intellectuel dans tous les rouages de l’Etat pour exécuter les instructions venues d’ailleurs. Ces agents majoritairement ressortissant du nord et de l’est du pays sont dans le parti MPS, ou dans l’administration surtout à l’éducation, à la justice  et autour de Deby même comme conseillers ou chargés de mission ; la coordination étant assurée par le Président du Comité Islamique, la plus haute autorité morale et spirituelle de la communauté musulmane du pays !

Le travail d’endoctrinement et d’infiltration a été stoppé par deux évènements majeurs survenus sur deux axes à peu près dans la même période. D’abord au Sahel par ce qu’on a appelé la sale guerre algérienne ; en effet les algériens avaient réagi à la mesure du danger sur deux fronts : intérieurs en matant sans retenue les groupuscules djihadistes infiltrés et sur le front extérieur, en menant une offensive diplomatique menaçante en direction du Soudan, pays fournisseur des armes   et du Tchad pays transitaire de l’arsenal  destinés aux commandos djihadistes. Ensuite, la scission intervenue au sein du mouvement islamiste au Soudan en 1999-2000 a aussi ralenti le travail en direction de l’Afrique centrale et principalement par la RCA, par l’est. En effet, le gouvernement centrafricain de l’époque avait observé une neutralité bienveillante, contrairement à Deby qui a été forcé par la communauté zaghawa à soutenir la dissidence Tourabiste. Alors le Soudan avait ainsi mis du bémol dans ses activités en direction de la RCA pour ne pas donner une occasion aux centrafricains d’ouvrir une base aux dissidents dans ses frontières avec le Soudan. Jusqu’en 2010, date à laquelle le Tchad et le Soudan avaient renoué leur relation, les soudanais n’avaient ménagé aucun effort pour avoir les faveurs du Président Bozizé pour des raisons précitées.

I               l faut rappeler aussi que la scission au sein de la mouvance Tourabiste n’a rien entamé  à la volonté du gouvernement soudanais de poursuivre le programme de propagation islamique qui constitue d’ailleurs le substratum philosophique de tout le système. Le conflit interne concernait beaucoup plus la gestion de l’Etat et la distribution des ressources qui sont accaparées à 90% par ce qu’on appelle les Jallabah – une communauté hybride pareille aux afrikaners d’Afrique du Sud- au détriment de la population négro-africaine dont le leader Islamiste se sentait plus proche.

Pourquoi ce regain de tension sur les deux axes à partir en cette fin de 2011, au Mali d’abord puis en RCA ? Comme il y avait eu deux évènements majeurs qui avaient donné un coup d’arrêt au programme, il eut également, par un coup de destin, deux évènements qui ont donné un coup d’accélérateur sur les deux axes : la chute du Colonel Kadhafi et la réconciliation entre Deby et Al Béchir. Le déferlement des colonnes des djihadistes en direction du glacis ouest-africain et l’apparition ex nihilo de Séléka, sont deux faces de la même pièce fabriquée dans la même usine. Comme on l’a vu plus haut, la réconciliation entre Deby et Al Béchir rend aléatoire le rôle du Président BOZIZE. On pourrait donc sans remords s’en passer de ses services et commencer à réactiver tous les réseaux centrafricains de l’intérieur et de l’extérieur y compris ceux qui avaient été éloignés en Malaisie, pour reprendre du travail sur la base du programme initial. Le rappel des troupes concernait d’abord ceux qui étaient formés militairement dans des bases djihadistes comme le fameux colonel Noureddine Adam  et un certain Michel Am Nondroko ancien consul au Darfour Sud ; parallèlement il faudrait élargir la structure politique en créant un grand rassemblement national, d’où la naissance de Séléka.

Qui sont en fait Michel Am Nondroko DJOTODIA et Nourredine Adam? Contrairement à l’idée répandue, Mr Djotodia n’est pas un figurant, juste bon pour un faire-valoir pour la bonne cause. Dans une lettre datée du 17 Avril 2012 adressée à l’Organisation de la Conférence Islamique, il indique explicitement la voie qu’il s’était choisi. Par son profil il présentait toutes les qualités requises pour un emploi d’endoctrinement fondamentaliste en Afrique équatoriale. Il est donc le pur produit de la pensée Tourabiste et surtout convaincu et très conscient de sa mission de porter la lumière là où ses compatriotes sombrent dans les ténèbres du mécréantisme.  Autochtone, appartenant à la minorité musulmane de la RCA, Mr Michel a été repéré par les services de sécurité (véritable Etat dans un Etat pour la préparation des futurs djihadistes) quand il était consul de son pays à Nyala (Darfour sud) dans les années 2003-2005. Il fut rappelé par son pays pour activités incompatibles avec ses fonctions, en d’autres termes, le gouvernement centrafricain constatant les fréquentations douteuses des milieux islamistes soudanais, a mis fin aux fonctions de son diplomate. Comme il fallait s’y attendre et dans la logique de l’internationale mouvance islamique, Mr Djotodia été recruté aussitôt après son retour au pays par un commerçant diamantaire d’origine tchadienne établi depuis longtemps en RCA mais qui était en fait un sous-marin de la mouvance ; il fut nommé directeur commercial de l’entreprise du commerçant. Mais il ne fut pas longtemps qu’on fermât ladite entreprise pour activité subversive. Alors en 2005 Mr Djotodia et son patron se retrouvent à Khartoum pour se mettre à la solde des services de sécurité, leur véritable employeur. C’était la naissance d’U.F.D.R et le début de la création d’une opposition politico-militaire contre le Président Bozizé. Malheureusement la détérioration des relations entre le Tchad et le Soudan avait mis un frein au développement des actions du Mouvement comme il a été expliqué plus haut, et on suggérait sagement à Djotodia d’aller aux négociations à Libreville en attendant les jours meilleurs.

Contrairement à Djotodia qui a un passé de haut fonctionnaire bien policé,  Nourredine Adam est un vrai combattant djihadiste, arabophone de son état il est né à Ndele de père Rounga (centrafricain) et de mère du Ouaddaï (tchadienne), il est formé dans différents centres de formation militaire d’abord au Soudan puis aux Emirats où il avait assuré la protection des plus hautes autorités de ces Emirats pendant plus de huit ans ,avant de se retrouver à la demande des soudanais au FUC de Mht Nour Abdelkerim contre Deby.

Le Séléka : C’est un conglomérat de plusieurs tendances qu’on a assemblé très rapidement pour pouvoir lancer une offensive éclair concomitamment avec les opérations des djihadistes au Nord du Sahel. Il était constitué des djihadistes supranationaux à hauteur de 55% venant principalement de Khartoum, d’une minorité des centrafricains de souche, et de deux groupes des mercenaires tchadiens ; le premier groupe est un ramassis des aventuriers braconniers qui pullulent à la frontière de trois pays et les résidus des anciens rebelles tchadiens démobilisés. Le second groupe a été apprêté en totalité avec armes et logistique par Deby.  Dans ces groupes il y avait aussi des anciens prisonniers de l’opposition politico-militaire tchadienne livrés par Khartoum à Deby après leur réconciliation.

A l’heure actuelle, comme il fallait s’y attendre le Séléka a éclaté en lambeaux et a fait plonger le pays dans le désordre et l’insécurité indescriptibles ; on ne voit pas à court terme le bout du tunnel. Selon les responsables de la branche djihadiste cette situation de désordre et de confusion  a été créée de toutes pièces par Deby et les tchadiens ; à quelles fins ? Dès les premières heures de la victoire de la SELEKA Deby a mis en place une administration parallèle  exacerbant délibérément les tensions internes afin de récupérer le Séléka en pièces détachées et en faire un  instrument  contre les dirigeants de la sous-région qui récusent son leadership « reconnu par la communauté internationale. »  Contrairement au Président  centrafricain qui appartient à une minorité convertie à l’islam au 19ème siècle et dont les pratiques animistes perdurent encore, le Président tchadien est un musulman par tradition, mais il n’est ni croyant ni pratiquant. Selon certaines confidences, il aurait d’ailleurs transcendé tous les interdits de l’Islam et normalement il aurait déjà eu le cou coupé ! Par contre c’est un bon soldat francophone et francophile, au service de la France qui l’a formé et façonné. Il n’a aucun penchant à l’islamisme, tout au contraire ! De nature belliqueuse, il est un bon acteur et exécutant, et est au service de celui qui met suffisamment la contrepartie pécuniaire sur la table et suit alors la direction indiquée.

C’est ainsi que, comme on l’a vu plus haut, il avait participé au développement de l’AQMI dans le Maghreb par le Soudan interposé avec des financements occultes.  Les Toyota tout terrain, les armes, les téléphones satellitaires thuraya, ont transité ou même convoyés par et à partir du Tchad.

De même il avait pris une part active dans la création  par les Généraux musulmans nordistes nigérians du Mouvement terroriste BOKO HARAM qui  a pris de l’envol territorial et politique grâce au Président Tchadien. Le Sheikh Youssouf, 1er  Chef spirituel de Boko Haram, tué dans une mosquée à Maiduguri est d’origine tchadienne et était très présent à N’Djamena en compagnie des tourabistes du MPS, parti au pouvoir à N’Djamena. Longtemps, le Senator Ali Shérif (SAS), ex Gouvernor de l’Etat de Borno, était le correspondant de Deby. C’est par lui que passaient les sommes en provenance de différents bailleurs du Moyen-Orients, transmises par le Soudan. SAS  a fui le Nigeria sous la menace de Boko Haram et vit au Tchad sous la protection de Deby, mais il continue à superviser le passage des narcotrafiquants par le Nord du Tchad vers l’Egypte et la Libye.

Dans le drame actuel en RCA, Deby a une très grande responsabilité et  la grande question qu’on se pose jusqu’à quand il continuera à jouer les pyromanes au service du djihadisme et pompier avec la bienveillance sinon avec la bénédiction des puissances occidentales qui ne daignent pas à faire appel à lui sans aucun reproche ou mise en garde ??  Mais ce qui est sûr, son rôle dans la pénétration de la nébuleuse Al Qu’Aïda et par voie de conséquence la déstabilisation globale et généralisée de l’Afrique est évidente et très néfaste.

Le Soudan, de son côté n’est pas resté les bras croisés, sentant la situation lui échapper, la Direction Général de Sécurité Extérieure « Amn » a dépêché, à Bangui une vingtaine des officiers qui avaient piloté l’ex opposition tchadienne et qui connaissent donc plus ou moins les habitudes et les comportements des tchadiens. Ces officiers ont effectué un travail  souterrain conformément au programme initial par la mise en place des cellules.  De ce fait, malgré le cafouillage que vit le pays, la pieuvre islamiste a déjà commencé à étendre ses tentacules à travers tout le pays et même au-delà.  N’eussent t été l’intervention française et le rejet du rôle joué par Deby par l’opinion internationale, les soudanais continueraient à pousser encore leurs pions en profondeur de la forêt équatoriale  à la satisfaction du maître de Ndjamena qui, pour une fois, trouverait  ses intérêts en soumettant à ses caprices et à sa mégalomanie quelques-uns de ses paires qui commencent à s’agacer de ses agissements.

Texte traduit de l’arabe
Abdel Waheb Adam El Ghourbawi
(Journaliste indépendant – Soudan)


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4 Commentaires

  1. Mbodou

    C’est puremment des mensonges. Deby et son entourage ignorent parfaitement l’Islam, et d’ailleurs son ethnie a ete paienne jusqu’a la fin du 19e siecle et ont decouvert l’Islam à l’arrivée de FAN/FAP en 1980 à Ndjamena. Ils passent tout leur à boire de l’alcool, fumer, commettre de l’adultere, voler, tuer, etc. Arreter de vendre l’Islam aux occidentaux pour de fin politique!

  2. Warou Ahmed

    Cela n’a pas de sens. Le but de cet article est d’effrayer les occidentaux et les africains afin qu’ils contribuent à chasser Deby et aussi ramener Bozizé au pouvoir… Le problème principal des africains est un problème politique et non un problème religieux. C’est en cherchant des solutions politiques qui sont en général difficiles à trouver que les gens instrumentalisent les religions, les éthnies, etc.

  3. diabi

    La seleka n’a pas été indemnisée voilà pourquoi ils ont pillé surtout chez les musulmans qui ont des moyens matériels et financiers. Je suis musulman et J’ai mon cousin qui a été pillé par la seleka et en plus il a donné 3 millions de franc cfa. Ce qu’il faut comprendre la seleka vise les hens qui sont friqués.  80% des chretiens centrafricains vivent en dessous de seuil de la pauvreté,  arretez de dire que seleka ce sont des djihadiste.  Les djihadiste sont ees gens qui suivent leur passion; ils n’ont pas vocation à piller ou violer mais plutôt à appliquer la loi islamique. Il y’a tellement d’amalgame dans cette affaire des seleka on n’oublie la pauvreté des centrafricains causés par les anciens dirigeants.  Nous on veut la paix. Bozizé est responsable de cet amalgame de conflit musulmans-chrétiens. Ceux qui disent aux musulmans de quitter n ont aucune culture intellectuelle, c’est des attardés mentaux.  Il faut éduquer les centrafricains maintenant. 

  4. garinchai

    C’est du pure « intox ». D’ailleurs, Nouredine Adam n’est issue d’une mere « Ouaddai » mais plutot « Rounga ». Tout n’est que plagiat et ragout!