Tchad/Santé : N’Djaména malade de ses établissements sanitaires – INA

Il y a presqu’un an, une mission composée de trois équipes pluridisciplinaires et coordonnée par l’Inspection générale du ministère tchadien de la Santé publique, avait été déployée dans les dix arrondissements de la capitale tchadienne. Elle avait pour mission de vérifier la régularité des établissements pharmaceutiques, des cliniques, des cabinets médicaux, des cabinets de soins infirmiers et des laboratoires d’analyses médicales par rapport à la réglementation en vigueur. Elle avait également pour objectif de s’assurer que l’exercice de la pharmacie est fait dans les règles de l’art.  Enfin, la mission devait contrôler la qualité des produits vendus.

Et comme  on pouvait s’y attendre un peu, les résultats de la mission sont affolants. Sur les 286 établissements sanitaires privés contrôlés, 106 sont en situation irrégulière: 88 doivent être définitivement fermés et les 18 autres mis en demeure de régulariser leur situation avant de rouvrir leurs portes.

Face à ce constat alarmant, la mission a  recommandé au gouvernement tchadien de définir clairement les critères d’autorisation d’ ouverture des officines de pharmacie, cabinets médicaux et cliniques médico-chirurgicales en accord avec les différents ordres; de fixer et harmoniser les prix des médicaments et la tarification des actes médicaux, d’éradiquer les ventes illicites des médicaments; de réglementer les ouvertures des écoles de santé.

Agence Internationale islamique de Presse/


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