Les Brèves de N’Djamena: Avenue Charles De Gaulle, qui dit mieux ?

L’avenue Charles De Gaule de N’Djaména est, toute proportion gardée, les Champs Elysées de Paris. Comme on le sait, les bâtiments de la prestigieuse avenue parisienne sont l’objet d’accaparation ou des convoitises des princes du Golf : bâtiments historiques, hôtels particuliers, Grandes boutiques de marque, bref ils ont acquis tout ce qui a de la valeur. Nos princes (le terme délinquants serait peut être le plus approprié) d’Amdjeress se sont rués sur les bâtiments de l’avenue Charles de Gaule. L’un d’eux a acheté, retapé et loué un bâtiment en face de celui de Cheddei, la cousine de l’autre. Un loyer de plusieurs années lui a été versé, par anticipation, par le Trésor public, bien que le budget de l’Etat soit annuel. Un autre a acquis de manière illicite les anciens bureaux de Air Tchad qu’il a loué à Ecobank et qu’il a ensuite chassé comme des mal propres en violation de toutes les règles et procédures qui régissent les baux de location en vigueur au Tchad. Il s’agit du prince qui est en train de voler l’argent des passeports, des cartes d’identité, des permis de conduire et de tous les autres documents officiels régaliens de l’Etat. Les mauvaises langues disent, qu’il n’est qu’une simple couverture de son oncle Idris Deby Itno Hémis, le Président – Sultan du Tchad.

Un troisième a fait énorme pression en proférant des menaces sur un vieux commerçant pour lui arracher son bâtiment situé sur la même avenue Charles de Gaule, en face du siège de Tigo. C’est un petit morveux mais super délinquant. Il a retapé le bâtiment et depuis lors, il empêche les contribuables tchadiens à stationner devant son joyau. En fait, peut être que la Mairie de N’Djamena lui aurait vendu la moitié de la rue ! Comme dans le Sultanat des Deby, l’impossible est permis. At last but not the least, un des rejetons du Président-Sultan (celui qui gère les projets qui portent le nom de son père et qui sont financés par l’argent du Trésor public), oui donc, un des fils du Président – Sultan Idris Deby s’est senti offusqué. Comment se fait-il que ces petits minables, faux princes d’Amdjeress, achètent et retapent des supers bâtiments sur l’Avenue Charles De Gaule et que lui digne fils de Bilia, fils authentique de Idris, fils de Deby, lui même fils de Hémis qui a tué un méchant dinosaure à multiples têtes, bref un digne fils de son père ne possède même pas un mètre carré sur la les Champs Elysées de N’Djamena ? Et son sang n’a fait qu’un tour ! Alors il passa plusieurs heures à faire des aller- retours sur l’avenue, pour repérer le bâtiment qu’il mettrait la main dessus, un bâtiment digne de son nom et de son rang. Il a d’abord jeté son dévolu sur la Cathédrale en face du palais que squatte son père depuis 24 ans. Mais tout de suite, il s’est dit que ces irréductibles cathos vont emmerder son père, alors il continua son chemin. La Banque Centrale, pas moyen, la CNPS en chantier, c’est encore un autre salaud du village qui mange dessus depuis son tremplin de la CNPS, les Banques, c’est aussi compliqué, ces gens connaissent la loi et le droit. Tard dans la nuit et fatigué par ses multiples aller – retour, il rentre dans le Restaurant – Bar – Hôtel «le Central» pour prendre un peu du souffle avant de continuer ses recherches. Après avoir sifflé quelques verres bien remplis, (certaines aigris diraient : comme son père) une idée lumineuse lui traversa le cervelet quelque peu imbibé d’alcool. Il appelle le propriétaire des lieux et lui lance tout de go, « je vais t’acheter ton resto y compris toutes les dépendances », le Monsieur croyant que c’était une mauvaise blague d’un petit ivrogne, comme il en a vu pas mal et pour s’en débarrasser et passer à un autre sujet, lui rétorque : «5 milliards cash !» les deux éclatent de rire en se tapant les mains. Le fiston Deby quitte les lieux et revient une heure après avec un sac de jute rempli de l’équivalent de 5 milliards de FCFA en coupures de 500 euros. Le propriétaire, d’abord abasourdi, n’en croit pas ses yeux. Il a refusé de prendre autant d’argent la nuit. Il s’est dit que ce petit zaghawa reviendra, après la vente, le descendre et récupérer l’argent. Qu’à cela ne tienne, le rejeton de Deby, va faire venir sur place un banquier qui compte et vérifie que ce n’est pas des faux billets (comme les membres de la famille présidentielle ont l’habitude de flouer les gens). Le banquier encaisse l’argent, on mobilise un notaire, cette nuit même et l’affaire est conclue. Et voilà notre rejeton national propriétaire d’un domaine qui donne sur deux rues : Charles de Gaule et celle de derrière. Qui dit mieux ? Le propriétaire du Central qui a fait une affaire de rêve, en vendant un bien mille fois amorti, se serait certainement dit : « que je suis con, j’aurais du dire 10 ou 15 milliards et je serai servi.
Mais nous, pauvres citoyens à qui Idris Deby et ses enfants volent et détournent notre argent, on se dit comme Stromae qui a chanté où es-tu papa, on se demande et on répète en boucle : où es tu Cobra ? Où es tu Salah ?
Beremadji Félix
N’djaména – Tchad 


Commentaires sur facebook

3 Commentaires

  1. moussa

    Hisseine idriss dibeï fils de idriss et hadjé halimé n’est pas un digne fils de bilia, il n’est pas un zaghawa dont il est incapable de tenir une phrase malgré son effort. Cependant,  à l’inverse des autres fils de idriss, il est poli.
    Au risque de frustrés certains, ça fait moins mal d’ investir l’argent volé sur place.

  2. beribour

    Ces banbins, princes illégitimes d’Amjaress sont capables de tout. Tchadactuel tout ce que tu dis, est vrai, en fait tu décris la face cachée de régime d’IDI. Merci et courage

  3. Kassis

    N’importe quoi les tchadiens ont d’autres préoccupations que d’écouter des conneries sur

    ID et ses fils