Cameroun: L’extension du chemin de fer camerounais au Tchad n’atteindra pas directement la ville de Moundou – 27 nline

Une délégation camerounaise, conduite par Richard Ambassa Ntede, chef de la Division des Affaires juridiques et des Traités au ministère des Relations extérieures, s’est rendue à Ndjamena, la capitale tchadienne, le 4 avril 2014, afin de parachever l’accord cadre relatif à l’extension du chemin de fer camerounais au Tchad.

Selon des sources proches du dossier, ledit accord est fin prêt et n’attend plus que sa signature par les ministres des Transports du Tchad et du Cameroun, qui interviendra probablement au 2ème trimestre 2014.
Bien que l’accord précise, apprend-on, que les deux parties s’accorderont plus tard sur le tracé du projet d’extension du chemin de fer camerounais au Tchad, qui sera réalisé par Camrail, filiale du groupe Bolloré Africa Logistics et concessionnaire du chemin de fer au Cameroun ; des indiscrétions fiables révèlent que les protagonistes du projet se sont déjà discrètement accordés sur le tracé définitif.
Selon nos sources, le tracé retenu partira du terminus de Camrail de Ngaoundéré (Cameroun) pour Ndjamena, la capitale tchadienne, sur une longueur de 1400 Km, pour un investissement estimé à 1400 milliards de francs Cfa. Ce tracé exclu donc l’hypothèse n°2, la plus prisée par la partie tchadienne, et qui

consistait à étendre le chemin de fer camerounais de Ngaoundéré (Cameroun) à Moundou (capitale économique du Tchad), sur un linéaire de 400 Km seulement, pour un investissement de 1160 milliards de francs Cfa, afin de desservir le Nord du Tchad. Cependant, précise une source proche du dossier, «le gouvernement tchadien s’engage à construire, lui-même, l’extension de ce chemin de fer entre Ndjamena et Moundou».

Cette extension du réseau ferroviaire camerounais au Tchad constitue une véritable aubaine pour le pays d’Idriss Déby, dont «la quasi-totalité des importations et des exportations passent par le port de Douala», avait déclaré le ministre tchadien des Infrastructures et des Equipements publics, Gata Ngoulou, au cours d’une cérémonie de Camrail le 26 février 2013 à Yaoundé. Et ce dernier d’ajouter : «le moyen idoine pour l’acheminement en direction du Tchad vers ce port et vice versa, est le chemin de fer. Je peux vous dire que 60% du transport actuel de Camrail concerne le Tchad». En attendant, une bonne partie des importations tchadiennes continuera d’être transportée par route, sur le corridor Douala-Ndjamena, réputé être l’un des terreaux des tracasseries policières et de la corruption dans la zone CEMAC.


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