Deby, brasse, et brasse, surtout hors du Tchad.

La scène tchado-soudanaise a vécu des situations anodines certes mais pleines de contradictions qui auront certainement des répercussions dans un avenir très proche.

Mr Deby a remanié son gouvernement pour la 4ème fois en 6 mois depuis l’arrivée de Mr Pahimi Kalzeubé. C’est un gouvernement très resserré qu’on n’a jamais vu depuis les années 90 où la Banque Mondiale imposait une cure drastique. Pour l’opinion nationale, c’est pur suivisme que Deby a procédé à cette délestage de son équipe comme il n’a de référence ni la suite dans les idées que ce que vient de la métropole !   Or pour une fois, cette compression gouvernementale répond à une logique qui sied à la situation économico-financière que traverse le Tchad, pays pétrolier de son état.

Il y a une contradiction flagrante  entre le comportement belliqueux d’un Deby affichant un mépris ostentatoire et de donneur des leçons aux dirigeants africains (surtout ceux de l’Afrique Centrale) et le  calvaire que vit  quotidiennement son peuple avec une chaleur torride qui avoisine 50° à l’ombre. Naturellement ces gesticulations égocentriques de prestige sont un gouffre abyssal pour le trésor public.

En fait pendant que le peuple tchadien du nord au sud tire le diable par la queue pour sa survie quotidienne, le monarque tchadien voyage à travers le monde, court partout comme s’il a du feu aux trousses et  s’adonne à des dérapages financiers sans égal, en sus de ses frais de déplacement faramineux ; tenez-vous bien, en moins de deux mois (mai- avril) voici   la partie visible de l’iceberg :

A chacun de ses déplacements, il jette de l’argent aux tchadiens de la place comme on jette des os à des chiens affamés ; ceux ci se jettent sur cet argent, se chamaillent, se font la guéguerre, se divisent, se subdivisent en clans et ethnies, et ce, jusqu’à la visite prochaine de leur bienfaiteur. Comparés à ceux qui sont au pays, ces tchadiens de la diaspora ne sont loin d’être des nécessiteux, mais il plait à IDI de brasser quand ceux du Tchad n’ont même pas le nécessaire pour la survie quotidienne ;

-Il a aidé son gourou béninois pour 420 millions de CFA pour  lui permettre de tripatouiller la constitution béninoise ;

-87 milliards pour le développement  d’Amdjeress

200 véhicules Toyota achetés cash et remis aux Forces Soudanaise d’Intervention Rapide (la nouvelle appellation des sinistres djandjawids) en sus d’une promesse ferme pour leur entretien et fourniture du carburant et des vivres  et pour une période  de 6 mois, avec un seul objectif majeur : Combattre le MJE par tous les moyens. En effet pour les observateurs avertis, depuis la dernière rencontre entre Deby et le Président du MJE, le Dr Jibril Ibrahim, à Paris, ce dernier a décidé à mener une guerre totale et sans merci  au MJE sur le sol soudanais. Les services de sécurité militaires ayant fortement déconseillé le Président El Béchir l’intervention physique et matérielle des troupes tchadiennes en territoire soudanais, Mr Deby a décidé de soutenir directement les milices arabes qui ont beaucoup d’affinités tribales et familiales avec quelques-uns de ses plus proches conseillers pour mener directement la guerre au MJE et pratiquant presque les mêmes stratégies de combat que les tchadiens.

– Son voyage en Angola a coûté au bas mot selon ses propres proches qui l’ont accompagné 142 milliards. Pour certains de ses accompagnateurs, l’Angola n’est que transit ; l’argent est destiné à alimenter les nombreux comptes de Deby et de sa progéniture, en Afrique du Sud. Pour d’autres, c’est un nouveau front que Deby veut ouvrir pour déstabiliser l’Afrique central et il lui sera plus facile de soutenir les éventuels belligérants à partir des fonds déposés hors du Tchad

-Mobilisation des troupes à la frontière tchado-centrafricaine et création des camps de regroupement et d’entrainement des anciens SELEKA.

Achat d’un supplément dans l’hebdomadaire Jeune Afrique  pour vanter les réalisations  du MPS pour 253 000 euros

Pour les esprits simplistes de quelques tchadiens ces chiffres sont  tout juste des hallucinations fantasmagoriques des opposants en mal d’imagination au regard de la disponibilité et de la solvabilité du trésor public.  Or ce que ces compatriotes oublient, non pas seulement les informations sont données par des sources très sûres et très proches  qui sont aussi choquées et ahuries que n’importe quel autre citoyen lambda par ce gaspillage, mais surtout le trésor public a cessé depuis belle lurette d’être le seul centre de dépôts des deniers publics. La trésorerie nationale est maintenue comme un symbole aléatoire pour fuguer la conscience nationale et  faire croire au Premier Ministre et à son Ministre des Finances qu’ils détiennent encore quelques prérogatives administratives et politiques !! Le vrai trésor public a été familiarisé et privatisé au mépris de tous les bons sens et au nez et à la barbe des institutions officielles : les recettes du pétrole Doba, celles de la raffinerie de Djarmaya, les douanes, celles de la Cimenterie de Pala et enfin les redevances directes ou indirectes de tout ce qui concerne la téléphonie mobile et autres services de télécommunication, sont logées directement dans des comptes personnalisés à partir desquels le despote utilise et en abuse pour assouvir ses fantasmes viscérales.

Correspondance Particulière


Commentaires sur facebook