Est du Tchad: des rebelles se trouvent bien à Oum Hadjer – Afp

Une colonne de rebelles tchadiens se trouvait mercredi après-midi dans la zone d’Oum Hadjer, localité sur la route principale reliant l’est du Tchad à N’Djamena, a confirmé à l’AFP une source militaire dans la capitale tchadienne.

« Ils sont vers Oum Hadjer (à environ 600 km à l’est de N’Djamena), mais on ne sait pas combien ils sont ni s’ils bougent ou s’ils sont stationnaires« , a expliqué cette source.

« Il y a beaucoup d’informations contradictoires« , a-t-elle ajouté.

Un porte-parole de l’alliance des trois principales rébellions hostiles au président Idriss Deby Itno avait auparavant affirmé à l’AFP que ses troupes se trouvaient à Oum Hadjer depuis mercredi à la mi-journée.

« Les troupes gouvernementales ont fui en direction d’Abéché (à une centaine de kilomètres plus à l’est). Elles ont refusé de se battre« , avait déclaré Abderaman Koulamallah, joint par téléphone satellitaire depuis Libreville.

Dans la matinée, plusieurs véhicules rebelles avaient été signalés à Am Dam, à une centaine de kilomètres au sud d’Abéché, la principale ville de l’est du Tchad, par des sources militaires et des observateurs indépendants.

Aucun combat au sol n’a toutefois eu lieu mercredi, et les rebelles se déplacent en évitant les positions de l’armée tchadienne, selon des sources militaires.

L’Union européenne (UE) a donné lundi le feu vert définitif au déploiement immédiat d’une force de 3.700 hommes dans l’est du Tchad et le nord-est de la Centrafrique (Eufor Tchad-RCA), dont les premiers éléments ont commencé à arriver à N’Djamena.

Cette force doit protéger les réfugiés soudanais et déplacés internes tchadiens et centrafricains dans ces régions, soit quelque 450.000 personnes au total.

Ces trois derniers jours, les rebelles ont effectué plusieurs petites incursions depuis le Soudan voisin, où ils disposent de bases arrière, et sont très mobiles, mais ne semblent pas rechercher l’affrontement direct, ont affirmé à l’AFP plusieurs sources militaires et gouvernementales.

Mardi matin, l’aviation tchadienne avait bombardé des positions des rebelles près de la frontière soudanaise, dans la zone d’Adé, et un haut gradé tchadien avait par la suite assuré que ces frappes les avaient mis « en débandade« , les poussant à regagner le Soudan.

Comme par le passé, N’Djamena a accusé Khartoum de soutenir les rebelles, et de leur avoir « ordonné » de mener ces dernières incursions au Tchad.

Du 26 novembre au 4 décembre 2007, les rebelles s’étaient violemment opposés dans l’est du Tchad, en ordre dispersé, à l’Armée nationale tchadienne (ANT) lors de combats qui ont fait plusieurs centaines de morts dans les deux camps.

Depuis, les rebelles, très divisés ces dernières années, ont formé une alliance et ont reçu, d’après plusieurs observateurs, un nouveau soutien de la part du Soudan.


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