Le Tchad dément avoir soutenu la Séléka – BBC

N’Djamena a démenti dimanche la commission d’enquête internationale de l’ONU, qui a déclaré que des soldats tchadiens ont été vus à Bangui aux côtés de la rébellion Séléka, en mars 2013.

Les enquêtes déclarent qu’ »il existe assez de preuves pour penser que Djotodia et la Séléka ont reçu un soutien financier et militaire du gouvernement du Tchad » pour renverser le président François Bozizé.

« Des officiers tchadiens ont été vus à Bangui après la prise de pouvoir par la Séléka, opérant dans le cadre du mouvement Séléka », indique le rapport dont l’AFP a obtenu une copie.

Les enquêteurs affirment qu’après la chute du régime de Bozizé, « ces officiers ont réintégré l’armée tchadienne ».

N’Djamena a démenti ces accusations dans un communiqué.

« Le gouvernement de la République du Tchad tient à rappeler (…) qu’il ne soutiendra jamais un mouvement armé ayant l’intention de déstabiliser la Centrafrique ou tout autre pays africain », déclare le gouvernement tchadien.

Il « appelle l’ONU à faire preuve de discernement et à arrêter une fois pour toute sa campagne gratuite contre le Tchad, aux desseins jusque-là inavoués ».

Les violences entre les ex-rebelles Séléka – qui sont des musulmans pour la plupart – et les milices chrétiennes anti-balaka ont fait des milliers de morts en Centrafrique.

Des milliers de personnes ont également été contraintes de fuir le pays.

Michel Djotodia, installé au pouvoir par les Séléka, a été poussé à la démission par la Communauté des Etats d’Afrique centrale.

Son départ du pouvoir n’a pas encore permis d’instaurer la paix, après l’arrivée au pouvoir d’une présidente par intérim, Catherine Samba-Panza.


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