Le Tchad prend des mesures pour lutter contre Boko Haram – Rfi

Le Tchad est engagé dans la lutte contre la secte islamiste Boko Haram. Un des dispositifs mis en œuvre est la fermeture de la frontière d’entrée au Cameroun aux motocyclistes spécialisés dans le trafic entre la ville de Koussérie et la capitale tchadienne N’Djamena.

La frontière Tchad-Cameroun au niveau de N’Djamena, c’est le pont de Nguéli. Depuis quelques semaines, il est interdit aux motocyclistes de traverser le pont dans les deux sens. Les voyageurs ou ceux qui vont faire des emplettes de l’autre côté du pont sont obligés de traverser la frontière à pied ou de transporter leurs bagages dans un pousse-pousse, comme l’explique le contrôleur général de police Hassan Moussa, responsable du poste frontalier de Nguéli en plein milieu du pont:

« Les gendarmes orientent tous les pousse-pousse qui passent ici pour la fouille, commente-t-il. Ils ouvrent les marchandises pour voir ce qu’il y a dedans. S’il y a des choses illicites, ils récupèrent et ils interpellent ; s’il n’y a rien, on laisse passer ».

Les conducteurs de motos-taxis spécialisés dans le transport de marchandises entre la ville camerounaise de Koussérie sont désormais obligés d’attendre du côté tchadien de la frontière et ça n’arrange pas toujours les affaires. « Les affaires sont devenues compliquées, explique Mahamat Moussa, un conducteur de moto-taxi. Avant, faire Koussérie-N’Djamena permettait de gagner facilement 3 000 francs. Aujourd’hui, c’est 1 500 ou 1 250. Et même là, ce n’est pas évident ».

Mais pour l’officier de police, la situation sécuritaire impose ces mesures. Depuis l’instauration de cette mesure, des munitions dissimulées dans des sacs ont été saisies ainsi que plusieurs personnes suspectées d’appartenir à la secte islamiste ont été interpellées.


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