Les Brèves de N’Djamena – Tchad/Chevron, une affaire abracadabrante.

Les tchadiens ont appris par voie de presse qu’un des membres du consortium détenteur du permis de Doba, Chevron (25%) a cédé ses parts à l’Etat tchadien. Or selon des sources concordantes, il n’y a pas eu de cession mais plutôt une vente en bonne et due forme : le Tchad a déboursé un milliard trois cents millions de dollars pour acquérir les 25% de Chevron. Selon les mêmes sources, Chevron aurait annoncé de renoncer au permis tchadien depuis bientôt un an. Il y aurait eu beaucoup des intéressés, des sociétés appuyés par des Etats, des fortes pressions auraient pesé sur le Tchad mais celui-ci, usant de son droit de préemption a fait mains basses sur les 25% de Chevron.

Beaucoup d’interrogations.

–          Dans l‘industrie pétrolière, les négociations de vente-achat ou de cession, se passent souvent dans la discrétion mais l’acte final doit être rendu public et apparemment ce n’est pas le cas.

–          D’où viennent les un milliard trois cent millions de dollars, puisqu’il est dit et déclaré partout qu’il n’y a pas d’argent au trésor public. C’est un prêt contracté auprès d’un tiers ? alors quelles sont les termes de ce prêt ?

–          Une autre source insiste et signe que les 25% de Chevron ont été acquis au nom personnel du propriétaire du palais rose ou un prête-nom, mais le prêt, au nom du Tchad. (A suivre)

 

Correspondance particulière
N’Djamena – Tchad


Commentaires sur facebook

1 commentaire

  1. Abou Harba

    « Des sources concordantes »; « ces mêmes sources »; « une autre source » : voilà tout ce que vous offrez pour étayer vos affirmations. C’est consacrer bien peu à la crédibilité ! Ne voyez-vous pas tout ce que vous avez à gagner à faire de ce site une source crédible d’informations que les Tchadiens auraient du mal à trouver ailleurs ? 

    Cette attitude du « Croyez-moi sur parole ou circulez ! » (qui suggère une certaine arrogance de la part d’un organe géré par des acteurs ayant, sinon leurs entrées, du moins des antennes privilégiées dans les sphères les plus fermées du régime) nuit énormément à votre image et vous maintien dans la marginalité. Elle fait de votre combat une révolution de palais – il faut savoir que les révolutions de palais, par définition, ne sont pas des luttes populaires, c’est-à-dire dans l’intérêt du Peuple !

    L’information au sens moderne du mot, c’est autre chose que des ragots d’abreuvoir, et citer ses sources (dans la mesure du possible) – qu’elles soient physiques ou numériques – est une des caractéristiques qui séparent les deux !