Deby et ses grossiers mensonges

Un ami, après avoir lu et relu un livre de Mr Ngarondé Djarma, traçant les évènements du Tchad, a eu cette réaction : «  comment peut-on mentir, déformer et pervertir les évènements et les faits, alors que les acteurs, les auteurs et les exécuteurs de tout ce que raconte Mr Ngarondé, sont encore vivants et présents dans l’actualité ?  Et Mr Ngarondé qui côtoie tout ce monde matin et soir, on se pose la question comment dans ces conditions pourrait- il avoir le courage à les regarder droit dans les yeux après avoir écrit des telles contrevérités ?»

En écoutant l’interview de Deby à la télévision El Nassir, chacun aura la même réaction que l’ami ci-dessus vis-à-vis du livre de Mr Ngarondé Djarma. L’interview est un tissu des mensonges, des contrevérités, des déformations des faits et évènements, sur toute la ligne et cela sur tous les sujets abordés y compris ceux relatifs à sa propre personne et son ascension sociale et politique. Difficile de relever tous les mensonges, tant tout est mensonge mais il y a un qui détient le palme :

« quelques temps après mon arrivée à N’Djamena, un jour je me suis rendu à l’hôpital central ; après avoir fait le tour, j’ai eu une conversation avec les rares médecins qui s’y trouvaient et devant eux, j’ai dit que je vais créer une faculté de médecine, les médecins étaient aux anges, mais les coopérants français présent sur les lieux ont déclaré que si vous créez une faculté de médecine, la France va retirer ses coopérants, j’ai répondu, soit, mais je vais créer la faculté de médecine et je l’ai créée. » Dixit Deby. Cette scène est inimaginable dans toutes ses formes. D’abord la visite de Deby dans des établissements sanitaires et scolaires est un fait rarissime ; les rares effectués datent après 1996, date à laquelle il s’était senti légitimé par les urnes. Il faut signaler en passant que les différentes facultés de N’djamena n’ont jamais l’honneur de le recevoir ! Ensuite, étant un produit fini de la francafrique, Deby ne pourrait même dans son subconscient affronter des coopérants français devant un parterre des cadres tchadiens. Si tel est le cas, il aurait dû affronter l’ancien Président français pour le cas d’Arc de Zoé, les voleurs des enfants !Et surtout la faculté des sciences de la santé (FACSS) créée en 1990-1991, avait déjà deux ans d’existence et de fonctionnement et était logée à Farcha dans les locaux de la FSEA. D’ailleurs c’était pour renforcer l’équipe d’encadrement que le gouvernement d’alors avait envoyé en stage 4 médecins en France mais malheureusement ils avaient péri dans l’explosion de l’avion UTA au-dessus du désert de Ténéré au Niger.

Alors pourquoi ces mensonges gratuits et futiles ? Tout simplement il est atteint d’une maladie que les psychiatres qui étudient « le syndrome de conversion » qualifient de « mythomanie ». Un mythomane, c’est un individu qui cherche obstinément à combler ses insuffisances physiques, intellectuelles et morales par des mensonges éhontés. Combien de fois le Sultan a mis mal à l’aise ses collaborateurs quand il racontait des histoires cousues de fil blanc à un hôte de marque qu’il recevait pour la première en leur présence.

Une anecdote passée en 1996 illustre à merveille cet état d’esprit du monarque. En effet pour visiter les armes récupérées lors d’une fouille générale dans les différents quartiers de N’djamena, Deby accompagné de l’un de ses tambourinaires se rend à la Gendarmerie. Arrivés devant le tas d’armes disposés pour la circonstance ledit bouffon se précipite, soulève une arme, la vérifie et informe le monarque que cette arme a été récupérée par lui (Deby) lors des combats de Tiné. Deby prend à son tour l’arme en question, vérifie le numéro et confirme majestueusement d’un oui, en effet !   Et notre bouffon de se jeter encore sur une autre arme pour lui attribuer la paternité au grand chef ; ainsi toutes les armes ramassées dans les quartiers de N’djaména étaient en fait des armes que le chef téméraire a récupérées de l’ennemi lors de ses nombreuses victoires. Mais là où le monarque et son bouffon avaient trop élargi le trou dans le vagabondage mensonger, c’était quand le zélé accompagnateur a montré un très beau FAL de marque belge en disant que c’était une des rançons combats d’Ounianga en 1984 ; Or aux combats d’Ounianga, il n’y avait non pas des rançons mais c’était la plus grande déroute de l’armée des F.A.N au cours desquels, le fuyard ComChef avait abandonné plus de 2000 de ses éléments qui avaient été soit tués ou faits prisonniers dont notre bouffon !!   Depuis lors, dans les milieux des militaires, la litote « creuser large le trou » signifie mentir sans pudeur.

Malheureusement le manque de confiance en soi est la caractéristique des individus en manque de foi ; or à cet âge et hissé à ces sacrées fonctions, Deby n’aurait pas besoin de mentir pour continuer à exercer ses fonctions. Dommage.

Correspondance particulière
N’djaména – Tchad


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1 commentaire

  1. djimnadé parfait

    peuple tchadien soyons sage parceque le mensonge a trop duré…boudons hors du Tchad le regime du mensonge