En Afrique centrale, Deby n’a pas dit son dernier mot

Le malheur des uns fait souvent le bonheur des autres : les événements malheureux du Mali et de la RCA ont fait penser à Deby qu’il est désormais le Chef incontesté de l’Afrique centrale et occidentale. Mais les chefs des Etats de la CEDAO avaient fermement refusé à IDI le leadership régional tandis qu’en Afrique Centrale, le comportement de ses sbires a fini par agacer les centrafricains et la communauté internationale et IDI avait fini par se retirer de la RCA, honteux et confus. Depuis, Deby n’a plus le vent en poupe, seul le président français trouve en lui un allié indispensable.

Les derniers événements politiques ont convaincu IDI qu’il est en train d’être complètement marginalisé dans la région à la faveur du Président congolais qui a petit à petit, sans fanfaronnades, comblé le vide laissé par le défunt président gabonais. Par son âge, par sa longévité dans les fonctions et surtout par sa personnalité, le président congolais est devenu l’élément clé dans la sous-région au grand dam du belliqueux Deby. Cette tendance s’est apparue nettement à la réunion de l’Union Africaine de Malabo où le palme du vedettariat était revenu au président Obiang Nguema et accessoirement au président congolais pour les problèmes de la sous-région. De ce fait, IDI était presque passé inaperçu. A la réunion sur la réconciliation de la RCA, son comportement ostentatoire et surtout son manque d’élégance vis-à-vis de la présidente centrafricaine a choqué plus d’un, dont son unique allié dans la zone à savoir le Président équato-guinéen qui n’aurait pas tardé à le lui faire savoir. C’est tout logiquement que Deby aurait décidé de mettre la Guinée équatoriale dans son collimateur et pourtant selon nos sources le ministère des finances de ce pays est le principal pourvoyeur en liquidités au régime de Deby et ce, depuis 2012.

Ce n’est pas du tout un hasard si dès la fin de la réunion de Brazzaville, les affrontements ont repris et qu’une partie de la SELEKA a refusé d’avaliser les recommandations et décisions de ladite réunion. D’autre part, des rumeurs persistantes bruissent à N’Djamena, selon lesquelles Deby aurait transféré une partie des ex SELEKA détenus au Tchad dans un pays de l’Afrique centrale, accompagnés de quelques militaires de la garde présidentielle. Vous avez dit pyromane et pompier ?

Beremadji Félix
N’Djamena- Tchad


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1 commentaire

  1. DJONGALI

    Je crois qu’il ne faut pas rêver.  Deby ne partira pas du pouvoir en 2016. Aucune force, aucune volonté ne pourra l’enlever de son fauteuil sauf décision de Dieu. Les socialistes français qui au début de leur prise de pouvoir en France ne l’estimaient pas viennent aujourd’hui lui exprimer leur amitié. Les généraux français qui l’ont amené au pouvoir le soutiennent et renforce continuellement son pouvoir. Les américains n’ont jamais opéré un changement de régime en afrique. Il ne faut pas compter sur eux. Et il ne faut jamais compter sur une alternance démocratique car aucun président n’est élu dans le monde. Pensons plutôt à changer notre constitution pour instaurer un régime monarchique au Tchad et cela aura l’avantage d’épargner toutes ces dépenses pour les élections présidentielles. Ce que j’écris ici peut heurter l’intelligence de plus d’un mais c’est la réalité.