Le Tchad déterminé à poursuivre son engagement au Mali – Afrique Inside

L’ONU a fermement condamné l’attaque de Kidal au Nord-Mali qui a tué quatre Casques bleus tchadiens et réaffirmé son engagement sur le territoire malien. De son côté, le Tchad qui a déjà perdu une cinquantaine d’hommes au Mali a exprimé sa détermination à lutter contre le terrorisme dans la région du Sahel.

Il s’agit d’une très lourde perte pour les Nations Unies et le Tchad. L’attaque de Kidal dans le nord du Mali qui a coûté la vie à quatre Casques bleus tchadiens , a également fait quinze blessés dont six grièvement dans les rangs des soldats onusiens. L’attaque à l’engin explosif s’est déroulée sur l’axe Aguelhoc-Kidal. La région reste en proie à l’activisme de groupes armés et cela malgré l’intervention internationale menée par la France en janvier 2013 avec l’aide précieuse du Tchad pour chasser trois groupes djihadistes, Aqmi, le Mujao et Ansar-dine qui avaient pris le contrôle pendant plus de dix mois du nord-Mali. Le décès de quatre soldats tchadiens de la Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) alourdit le bilan des pertes tchadiennes au Mali depuis le début de la présence internationale dans le pays, une cinquantaine de soldats tchadiens ont perdu la vie sur le territoire malien. Le Tchad, qui a retiré ses troupes de la Centrafrique minée par l’activisme de groupes rebelles et des milices, reste plus que jamais engagé sur le front malien : « Dés les premiers jours, le Tchad s’est engagé à soutenir le Mali et barrer la route aux forces obscurantistes, c’est ce que nos hommes font depuis janvier 2013. Cela n’enlève en rien à notre engagement au Mali. Nous sommes engagés aux côtés de nos frères su Sahel pour lutter contre le terrorisme dans la région » nous a indiqué l’ambassadeur du Tchad à Paris, M. Hissène Brahim Taha au lendemain de l’attaque fatale à quatre soldats tchadiens de l’ONU. Durant la guerre menée contre les djihadistes, le rôle des militaires tchadiens a été prépondérant, un soutien que la France a maintes fois salué. Outre l’engagement au sein de ma MINUSMA, le Tchad est partie prenante de l’opération Barkhane menée au Sahel par l’armée française depuis le début du mois d’août. Celle-ci faite suite aux opérations Serval et Epervier en partenariat avec cinq pays de la zone sahélo-saharienne, la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad qui abrite son commandement. L’objectif de Barkhane constitue un outils de coopération en matière de défense, de lutte contre le terrorisme et de renseignements.

L’ONU, principale cible des attaques

De son côté, le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon a exprimé mardi soir sa tristesse en condamnant vivement l’attentat meurtrier loin d’être une première . Ces derniers jours, a rappelé M. Ban Ki-moon, le personnel de l’ONU a été la cible d’une série d’attaques. En août dernier, des tirs répétés ont ciblé la mission onusienne et une autre attaque à l’engin explosif le 29 août a visé un véhicule de l’ONU blessant neuf Casques bleus tchadiens. Pour autant pas question de relâcher les efforts, a assuré le patron de l’ONU. Les Nations Unies restent déterminées à poursuivre ses efforts pour maintenir la paix au Mali toujours en proie à l’activisme de groupes armés dans le nord. La force de maintien de la paix onusienne est présente sur le territoire malien depuis presque un an et demi. 12 .600 Casques bleus ont pris le relais des forces françaises et africaines sur le terrain. La Mission intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) remplace la Misma (force panafricaine) depuis le 1 juillet 2013. Outre son rôle militaire, elle a joué un rôle prépondérant en faveur d’un retour à la stabilité politique. Reste que la situation dans le nord est toujours préoccupante. C’est dans ce contexte difficile que des négociations inter-maliennes se déroulent depuis lundi à Alger. A la table des négociations autour du gouvernement malien : le Mouvement arabe de l’Azawad (MAA), la Coordination pour le peuple de l’Azawad (CPA), la Coordination des Mouvements et Fronts patriotiques de résistance (CM-FPR), le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), le Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et le Mouvement arabe de l’Azawad (dissident). Il s’agit de la deuxième phase du dialogue inter-malien qui a aboutit sur une cessation des hostilités en juillet dernier.


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