Il faut fermer l’ENAM

Le journal « Aba garde », repris par la blogosphère de l’opposition croque depuis bientôt un mois le scandale des admissibilités à l’ENAM. L’étonnant n’est pas que l’ENAM soit un établissement pas comme les autres, l’étonnant c’est qu’on semble découvrir cet état des choses seulement maintenant. Or l’ENAM a cessé depuis l’arrivée du MPS d’être un établissement de référence de formation des hommes censés de gérer l’administration. L’ENAM avait perdu son âme, son identité, ses objectifs depuis belle lurette avec l’arrivée du MPS; pourquoi alors faire semblant de s’en apercevoir et en faire un grand bruit maintenant?

L’ENAM de Deby est unique en son genre : c’est le seul établissement de formation où on rentre sans faire le concours ; et on en sort diplômé sans n’avoir pris aucun cours ou passé aucun examen. C’est un établissement à l’image du système Deby et de son administration. C’est un établissement très prisé des enfants des ténors du régime actuel: parce qu’on y rentre sans faire aucune étude, on en sort avec un diplôme et on devient un grand patron d’une entreprise publique ou une régie financière. C’est le seul établissement au monde où on rentre et en sort avec un diplôme et diriger une grand département ou société sans avoir posé ses fesses sur le banc. C’est pourquoi tout le monde se précipite à l’ENAM et tout le monde participe pour perpétuer le système : les enseignants, les élèves, les parents, les membres du gouvernement, etc. Tout le monde est complice. L’ENAM est unique en son genre : pour concourir à l’ENAM, les membres du clan au pouvoir qui virevoltent en Europe ou en Amérique du Nord se font inscrire par le canal des réseaux sociaux ; ainsi sans concourir ils sont admis d’office et ensuite ils font un ou deux tours à l’école et à la fin ils sont diplômés et un grand poste « juteux » en guise de cadeau. Ce sont donc ces lauréats qui dirigent l’administration aujourd’hui et ceux-là, dès qu’ils posent leurs fesses sur le fauteuil, ils cherchent à « bouffer », « à manger », à l’instar des nouveaux nés de l’hyène qui naissent les yeux ouverts et les dents bien solides, prêts pour croquer. C’est exactement la même image avec les lauréats de l’ENAM : Des individus dont la hargne pour s’enrichir vite et tout de suite est tout simplement ahurissante. Tout se négocie à l’ENAM : le concours, l’admission, la fréquentation et enfin le diplôme et même le rang ; C’est un établissement des mafieux, des corrompus des basses classes, qui forme des cancres analphabètes, placés aux commandes de l’Etat, ils sont entrain de faire couler celui ci.

Est-il nécessaire de répéter qu’il faut revenir aux fondamentaux de l’ENAM, tels que prévue par la reforme sous Bichara Idriss Haggar, la première vraie reforme depuis l’indépendance : un établissement universitaire, dépendant du Ministère de l’enseignement supérieur et qui forme des magistrats, des administrateurs, des douaniers, des fiscalistes, des commissaires de police, etc., où on rentre avec une licence ou une maitrise, suivie d’une formation professionnelle de 9 à 18 moi.

S’il est nécessaire de former des cadres intermédiaires des douanes, il faut créer une Ecole nationale des douanes dans l’un des grands centres urbains qui jouxte avec un des pays avec lequel les échanges commerciaux sont importants.

L’ENAM actuelle ? Il faut la vite fermer !

Beremadji Félix
N’djaména – Tchad


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5 Commentaires

  1. mljsjsncqbn

    Belle reforme, mais BIH à quitter cette institution ça fait plus de 20 ans. Il faut s’appuyé sur sa reforme et faire plus en non d’y en revenir. 

  2. Moahammed Sougour

    Le lauréat de l’ENAM c’est exactement comme le parent qu’on extrait derrière les chameaux et qu’on lui colle le grade de général.Les deux s’équivalent: l’administrateur analphabète et le berger général; au pays de Deby tout est possible.

    • Ngargoto

      Le général et l’Administrateur sont analphabètes; les parents prient secrètement pour que leur fils soit écrasé dans un accident de circulation afin de pouvoir toucher 4 millions de « dia » et l’Etat ne fait rien pour rechercher la DIGNITE. Les parents aiment « manger » l’argent du sang de leur enfant parce que n’exige pas une justice moderne!
      Moi qui suit parti dans le pays voisin, qu’est ce qui va encore me motiver à revenir dans mon pays devenu aussi sauvage dans l’espace d’une génération?

    • mais chers collègues, amis et frères cherchons des solutions.