Boko Haram et Deby : libération des jeunes filles, un bluff ou une plaisanterie de très mauvais gout.

Le président français était en train d’animer une conférence de presse relative à la réunion de l’OCDE, quand il reçoit en directe un mot de son collègue tchadien lui annonçant l’imminence d’une libération des écolières kidnappées par Boko Haram, à la suite des négociations menées sous son initiative personnelle entre Boko Haram et le Nigeria. C’est une bonne nouvelle, annoncée en directe à la presse internationale par le Président français et relayée immédiatement par les réseaux sociaux. Mais jusqu’à ce moment, point de libération des écolières, et pire encore Boko Haram a intensifié ses activités.

Que s’est-il passé exactement ? Selon nos informations, Deby qui voudrait jouer grand dans la cour des grands, aurait contacté un de ses anciens intermédiaires entre lui et Boko Haram. Cet intermédiaire qui était l’un des bras droits de SAS, l’ex gouverneur de l’Etat de Borno, avait joué un rôle important tout au début, quand le Sultan et les généraux nordistes avaient créé le mouvement fondamentaliste pour déstabiliser le pouvoir sudiste au Nigéria. Certaines activités spécifiques (formation, approvisionnement . . .) avaient été confiées directement au Tchadien.

Mais entre temps, Boko Haram a grandi et a noué des relations verticales et horizontales avec d’autres groupes djihadistes dans la sous-région et son premier Chef, Sheikh Mohamad Youssouf, un proche de Deby, a été tué. Depuis lors, Deby et tous ses acolytes ont perdu de l’influence au sein du groupe. Donc c’est avec un individu, sans grande influence au sein de Boko Haram que Deby a négocié. A N’Djaména, la délégation nigériane qui était arrivée aurait mal apprécié d’être mise devant un individu qu’elle ne connaissait pas du tout et qui selon elle ne joue aucun rôle important au sein de l’organisation djihadiste nigériane. Une fois le lugubre « représentant « de Boko Haram et les nigérians mis en place, Mr Deby, toujours en quête d’un satisfecit, s’est précipité pour informer son collègue français sans attendre l’issue des discussions entre les deux parties.

Mais les jeunesses filles sont toujours aux mains de ces obscurantistes qui ont répondu à Deby par une attaque foudroyante qui a tué plus de 50 personnes y compris le père du bras droit de Deby, le gouverneur SAS.

Correspondance particulière


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