LE PM: l’indécence

Une intervention à la limite de l’indécence – Après avoir lancé une campagne odieuse contre les manifestants, acheté les consciences, Deby a enfin intervenu par l’intermédiaire de son PM, sur les manifestations des semaines passées : pas un mot de compassion ou de condoléances aux parents des morts, les victimes de la répression, pas un mot aux nombreux arrêtés, pas un mot aux nombreuses tracasseries quotidiennes faites aux membres des partis politiques d’opposition et de la société civile, pas un mot aux vraies causes réelles de la manifestation ni aux solutions envisagées. Un seul mot : « on veut nous arracher le pouvoir, les manifestants sont téléguidés, on veut détruire la paix chèrement acquise, la paix retrouvée, etc. » Des balivernes d’un gouvernement sourd, muet et aveugles aux légitimes revendications de la population. La peur est réellement rentrée dans le ventre de nos gouvernants. Le PM, durant son allocution d’invectives contre la société civile, accusée à tort comme étant le relais des partis politiques, a martelé à plusieurs reprises, des menaces, des chantages et des intimidations, propres à un gouvernement incapable de proposer des solutions à des problèmes réels.

Le PM met en garde contre « le mimétisme » ! Oui le mot est lâché, la peur vient effectivement de ce coté ! Mais on ne peut ne pas tenir compte des luttes des populations africaines qui se trouvent dans les mêmes conditions sociales et politiques. Ces luttes et ces victoires sont des sources d’enseignement et d’inspirations importantes. Les dictatures africaines ont les mêmes caractéristiques, des photocopies de l’une à l’autre, eh bien pourquoi il en sera autrement pour les luttes d’émancipation des peuples africains. Le cas Burkina doit servir de source d’inspiration à tous ceux qui veulent se débarrasser des autocrates moyenâgeux. « Le Tchad n’est pas le Burkina », répètent les thuriféraires du régime, il faut répondre en écho que le Tchad est le Burkina sont identiques à tous les points de vue, à la seule exception que l’armée Burkinabè est républicaine, la DGSSIE est une milice aux services de Deby.

Deby doit trouver des vraies solutions aux revendications légitimes des tchadiens. La société civile tchadienne ne mérites ni des injures ni des calomnies moins encore des menaces, elle a longtemps passivement subi les frasques de ce régime. Il est temps qu’on lui donne le droit de s’exprimer librement et haut et fort, porter les revendications légitimes des tchadiens à la place publique. Les éléments de la société civiles sont des femmes et des hommes les plus conscients et les plus actifs de la société tchadienne ; ils sont les témoins avertis de la gabegie des ressources financières et humaines de l’État Deby, de la privatisation de l’État au profit de la famille et la belle famille, de la précarité des foyers, du déni du droit et des libertés fondamentales, lequel déni est caractérisé par l’existence des nombreux bagnes où disparaissent ou croupissent des nombreux tchadiens sans aucuns jugement, des arrestations illégales, juste le fait de prince. Alors de quel droit peut on refuser aux membres de la société civile le droit de revendiquer une autre vie, une meilleure, pour eux, pour leur famille et pour les tchadiens ?

! « Le Tchad n’est pas le Burkina » est le leitmotive de tous les régimes dictatoriaux sclérosés et chassés par leurs peuples : les ténors du régime égyptien de Hosni Moubarak avaient beau répéter que l’Égypte n’est pas la Tunisie, on sait ce qui est advenu ; Kadhafi et son fils, la même chanson, on sait aussi ce qui est advenu ; le déchu président yéménite claironnait que l’ Yémen n’est pas situé en Afrique, on sait aussi ce qui est advenu. Alors, trêve de mimétisme ! Trouver les solutions aux revendications justes et légitimes de ma population, sinon, le Tchad sera bel et bien le Burkina !

Béremadji Felix

 


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2 Commentaires

  1. madjitoloum Djakarta

    Vous blâmez a tort cette coquille vide en l’occurrence le PM.
    Il exécute a la lettre les ordres de son patron. Il préfère faire la politique de l’autre pour espérer rester assez longtemps dans
    son fauteuil de PM.