Guerre contre Boko Haram: Le Tchad et la Russie aux côtés du Cameroun – Rapidinfo

La guerre contre la secte terroriste nigériane Boko Haram devrait gagner en intensité avec la décision du Tchad et de la Russie de soutenir le Cameroun, dont l’armée nationale fait face avec brio aux attaques récurrentes du mouvement intégriste à l’Extrême- nord du pays.

Selon toute vraisemblance, l’appel lancé par le président camerounais Paul Biya, le 8 janvier 2015, lors de la présentation des vœux au corps diplomatique, commence déjà à porter des fruits.

Premier à répondre concrètement à cette croisade contre Boko Haram, le Tchad qui a déployé un contingent de 2 500 soldats au Cameroun pour lutter contre cette organisation terroriste dont la menace dé- passe largement le seul Nigéria, et touche tous les pays riverains, en l’occurrence, le Bénin, le Niger, le Tchad, et surtout le Cameroun.

L’armée tchadienne qui a déjà fixé sa base dans la ville de Kous-seri, frontalière de Ndjamena, la capitale du Tchad depuis le 17 janvier 2005, et non seulement dotée d’un important contingent militaire, mais aussi a mobilisé un impressionnant arsenal, composé d’hélicoptères, de véhicules, d’armes et de munitions. Une détermination de l’armée tchadienne à combattre aux côtés de l’armée camerounaise matérialisée par la présence du président Idriss Déby Itno aux côtés de son armée jusqu’à la frontière avec le Cameroun, ce qui, pour des stratèges militaires, est un signal fort, de nature à renforcer le moral des troupes.

Des manifestations populaires de soutien exprimées à l’armée tchadienne aussi bien par des populations tchadiennes que camerounaises démontrent que seule une coalition internationale peut venir à bout de ces obscurantistes d’un autre âge. Une présence de l’armée tchadienne habituée aux conflagrations armées qui devrait permettre de combattre efficacement Boko Haram dans un contexte marqué par l’incapacité de l’armée nigériane de faire face à la menace Boko Haram, qui non seulement multiplie les attentats et les enlèvements, mais réussi aussi depuis quelque Guerre contre Boko Haram Le Tchad et la Russie aux côtés du Cameroun

La guerre contre la secte terroriste nigériane Boko Haram devrait gagner en intensité avec la décision du Tchad et de la Russie de soutenir le Cameroun, dont l’armée nationale fait face avec brio aux attaques récurrentes du mouvement intégriste à l’Extrême- nord du pays.

Selon toute vraisemblance, l’appel lancé par le président camerounais Paul Biya, le 8 janvier 2015, lors de la présentation des vœux au corps diplomatique, commence déjà à porter des fruits. Premier à répondre concrètement à cette croisade contre Boko Haram, le Tchad qui a déployé un contingent de 2 500 soldats au Cameroun pour lutter contre cette organisation terroriste dont la menace dépasse largement le seul Nigéria, et touche tous les pays riverains, en l’occurrence, le Bénin, le Niger, le Tchad, et surtout le Cameroun. L’armée tchadienne qui a déjà fixé sa base dans la ville de Kousseri, frontalière de Ndjamena, la capitale du Tchad depuis le 17 janvier 2005, et non seulement dotée d’un important contingent militaire, mais aussi a mobilisé un impressionnant arsenal, composé d’hélicoptères, de véhicules, d’armes et de munitions. Une détermination de l’armée tchadienne à combattre aux côtés de l’armée camerounaise matérialisée par la présence du président Idriss Déby Itno aux côtés de son armée jusqu’à la frontière avec le Cameroun, ce qui, pour des stratèges militaires, est un signal fort, de nature à renforcer le moral des troupes.

Des manifestations populaires de soutien exprimées à l’armée tchadienne aussi bien par des populations tchadiennes que camerounaises démontrent que seule une coalition internationale peut venir à bout de ces obscurantistes d’un autre âge. Une présence de l’armée tchadienne habituée aux conflagrations armées qui devrait permettre de combattre efficacement Boko Haram dans un contexte marqué par l’incapacité de l’armée nigériane de faire face à la menace Boko Haram, qui non seulement multiplie les attentats et les enlèvements, mais réussi aussi depuis quelque temps à conquérir un espace territorial assez important, notamment au nord-est du Nigéria qui constitue son fief. Un changement de stratégie qui confère de plus en plus à ce qui n’était naguère qu’une nébuleuse, un mouvement à califourchon entre une revendication politique et une démarche purement anarchiste. En tout état de cause, bien que l’armée camerounaise multiplie des prouesses contre Boko Haram en tuant près de 2 000 combattants en l’espace de six mois, et en saisissant ou en détruisant un important arsenal de guerre, il est évident que cette armée ne saurait seule pendant longtemps à supporter cette guerre, ce qui nécessite une mobilisation de la communauté internationale qui ne devrait plus se contenter des condamnations de principe.

Dépasser les condamnations stériles

Dans cette perspective, plus que les condamnations stériles d’une communauté internationale préoccupée par d’autres intérêts, la Russie a décidé d’apporter son soutien au Cameroun pour combattre Boko Haram dont l’objectif affiché est de créer un califat au Nigéria et dans ses confins, ce qui, dans un premier temps, inclurait le Cameroun, le Bénin, le Niger et le Tchad, et certainement d’autres pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre plus tard. Reçu en audience le 16 janvier 2015 au palais de l’Unité à Yaoundé par le chef de l’Etat Paul Biya, l’ambassadeur de la Russie au Cameroun, Nicolay Ratsiborinski, a officiellement affirmé que la Russie va apporter son soutien au Cameroun pour éradiquer ce mouvement terroriste sur son territoire. Concrètement, le diplomate russe a annoncé que d’ici fin janvier courant, le Cameroun va bénéficier de l’arrivée d’une importante cargaison d’aide humanitaire et en matériel de protection civile en faveur des refugiés.

La stratégie de chaos de Boko Haram qui consiste à tuer, à kidnapper ou à raser des villages entiers en y emportant le bétail ainsi que les récoltes fait en sorte qu’en dehors des réfugiés nigérians se comptant par centaines de milliers, de milliers de Camerounais sont réfugiés dans leur propre pays du fait des atrocités de cette secte islamiste et terroriste. Plus important, d’ici à la fin de l’année en cours, «l’armée camerounaise sera dotée d’équipements militaires les plus sophistiqués, en provenance de la Russie. Il s’agira entre autres d’armement de dernière génération, d’artillerie lourde, y compris des missiles, la protection aérienne, le système anti-aérien de missile, et de canon.

Des camions blindés de fabrication russes seront aussi livrés au Cameroun pour assurer le transport des troupes», a-t-il rassuré. Par ailleurs, pour garantir une bonne utilisation de ces équipements, la Russie est prête à accueillir les jeunes Camerounais pour la formation des spécialistes civils et militaires. Car a-t-il reconnu, ces systèmes sophistiqués nécessitent une bonne formation des utilisateurs. D’autres actes concrets des pays de la région, du continent et de l’ensemble de la communauté internationale sont attendus afin d’éradiquer totalement Boko Haram, comme ce combat commun important pour mettre hors d’état de nuire tous ces mouvements obscurantistes qui tentent de prendre le monde en otage.

Achille Mbog Pibasso,

Rédacteur en chef zone Cemac

Les Afriques


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