Intervention du Tchad contre Boko Haram: L’écrivain français Thomas Dietrich accuse Idriss Déby de vouloir combattre un ennemi «qu’il a soutenu pendant plusieurs années» – cameroon-info

Le président tchadien est présenté par l’auteur du livre «Là où la terre est rouge» comme le «pompier-pyromane» de l’Afrique centrale. Il est soupçonné de vouloir annexer le Grand Nord camerounais.

Lorsqu’il faut parler de l’expansion de la secte islamiste Boko Haram, le président du Tchad Idriss Déby est indexé. L’accusation est portée par l’écrivain français Thomas Dietrich, qui a longtemps vécu en Afrique centrale et travaillé dans l’administration de la République centrafricaine pendant deux ans. Invité du journal de la télévision francophone TV5 Monde le 21 janvier 2015, l’auteur du livre «Là où la terre est rouge» a chargé le numéro un tchadien après l’annonce de son intervention au Cameroun contre Boko Haram. «Ce qui est plus important, c’est de voir qu’Idris Deby combat aujourd’hui une secte qu’il a soutenu pendant plusieurs années. Il joue double jeu aujourd’hui, l’élève a échappé au maître. Il est bien obligé de les combattre», croit-il. Et d’ajouter: «Certains parlent d’Idriss Deby comme le pompier-pyromane de la région. Il a un peu remplacé Kadhafi».

Thomas Dietrich explique que depuis 2010, de nombreux dirigeants de Boko Haram ont séjourné «en toute impunité», à N’Djamena. Ils auraient, affirme-t-il, rencontré des dignitaires tchadiens. Pour prouver la collusion du pays de Déby avec la secte islamiste, il évoque «des armes israéliennes achetées par le Tchad qui comme par hasard se retrouvent aux mains de Boko Haram». Pour lui, le fait que le Tchad soit le seul  pays de la sous-région épargné par Boko Haram n’est pas le fait du hasard. «Ce qui a tendance à confirmer l’idée du deal entre Boko Haram et Deby», dit-il.

Le président tchadien est accusé d’avoir envoyé des mercenaires de la Séléka envahir la Centrafrique et d’avoir ensuite pillé une partie des ressources minières de ce pays. Selon Thomas Dietrich, l’armée tchadienne jouerait «le rôle de supplétif là ou l’armée française n’a pas les moyens d’intervenir». Il cite comme exemple le Mali, la Centrafrique et le Cameroun. D’autre part, M. Dietrich pense que le Tchad intervient au Cameroun pour assurer sa propre sécurité, car situé à une trentaine de kilomètres du champ d’action de Boko Haram.

Il croit aussi que pour des raisons économiques, le Tchad veut mettre sous sa coupe le Grand Nord camerounais, délaissé selon lui par Yaoundé. «Idriss Déby en intervenant au Cameroun assure la sécurité du Tchad, et aussi met sous son emprise une région du Nord-Cameroun qui est complètement abandonnée par les autorités camerounaises. C’est une question de business. Il y a aussi la question du pipe-line qui part des champs pétrolifères du Sud et qui passe par le Cameroun sur lequel les autorités camerounaises réclament des droits exorbitants de passage».


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1 commentaire

  1. Abou Harba

    Thomas qui ? Encore un soi-disant intellectuel occidental en mal de popularité venu se faire de la publicité à bon compte au détriment de ces Africains naïfs toujours prêts à gober les racontars les plus farfelus. Ce type ne recule devant aucune accusation. A se demander s’il a jamais entendu prononcer autour de lui les mots tels que « preuve », « diffamation », « proces »… 

    Du Pierre Péan de bas étage qui aurait grand intérêt à demander un peu de conseils au vrai !