Les demandes de grâce vont être remises à Deby – Le Nouvel Observateur

Les avocats des six Français condamnés avaient envoyé hier leur demande de grâce à l’Elysée, afin qu’elle soit transmise aux autorités tchadiennes.

Les demandes de grâce des six membres de l’Arche de Zoé seront transmises vendredi 8 février au président tchadien Idriss Deby Itno, a annoncé, vendredi matin, la secrétaire d’Etat aux droits de l’Homme, Rama Yade, sur RTL.

Les avocats des six membres de d’Arche de Zoé, qui purgent en France une condamnation prononcée au Tchad, avaient déjà formulé une demande de grâce pour leur client auprès de l’Elysée.

Jeudi, à la mi-journée, Me Céline Lorenzon, qui défend Eric Breteau et Alain Péligat, et Me Gilbert Collard, avocat d’Emilie Lelouch et Philippe van Winkelberg, avaient indiqué avoir déjà transmis à l’Elysée les demandes de grâce concernant leurs clients. Me Mario Stasi et Me Olivier Desandre-Navarre, qui défendent respectivement Nadia Merimi et Dominique Aubry, ont indiqué plus tard dans la journée avoir également transmis leur demande à l’Elysée.

Des problèmes de communication avec le Tchad

Me Mario Stasi et Me Olivier Desandre-Navarre ont expliqué que leurs demandes avaient été envoyées il y a huit jours au Tchad où l’avocat tchadien, Me Jean-Bernard Padaré, était chargé de les transmettre au gouvernement de N’Djamena.

Mais face aux problèmes de communication avec le Tchad depuis les événements des derniers jours, « j’ai renouvelé mon recours en le déposant à l’Elysée« , jeudi, a déclaré à l’AFP Me Mario Stasi.

D’après Me Collard, l’Elysée attendait que toutes les demandes lui soient parvenues pour les transmettre au président tchadien Idriss Deby, qui s’est dit jeudi « prêt à pardonner » aux six membres après s’être déclaré la veille disposé à « examiner la question » d’une grâce.

Transmission immédiate

« Bien entendu, si les membres de l’Arche de Zoé condamnés nous faisaient parvenir une demande de grâce, nous la transmettrions immédiatement aux autorités tchadiennes, » a affirmé le porte-parole de l’Elysée, David Martinon, jeudi lors d’un point presse.

Mes Lorenzon et Collard ont souligné que les quatre premières demandes de grâce avaient également été adressées, par précaution, à leur confrère tchadien Me Jean-Bernard Padaré, afin qu’il prenne lui aussi contact avec les autorités de N’Djamena.

Événements à N’Djamena

« On ne connaît pas vraiment la rigueur des canaux légaux (…) Qui peut le plus peut le moins« , estime Me Lorenzon, également jointe au téléphone par l’AFP.
Elle précise que sa requête concernant Eric Breteau et Alain Péligat a été transmise le 30 janvier à l’Elysée, ainsi qu’à Me Padaré « par fax, mail et courrier« .
En raison des événements des derniers jours à N’Djamena, Me Padaré n’a toutefois pu être joint pour confirmer à ses confrères français qu’il avait bien reçu leurs demandes, précise encore Céline Lorenzon.

Les six membres de l’Arche de Zoé sont emprisonnés en France pour « tentative d’enlèvement d’enfants » au Tchad. Depuis la confirmation de la condamnation à huit ans de prison par le tribunal de Créteil le 28 janvier, il ne restait plus qu’une seule possibilité de libération pour les six Français, celle d’une grâce présidentielle tchadienne, prévue par une convention bilatérale datant de 1976. (Avec AFP)


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