Les Brèves de N’Djamena – Les casques de Hinda sont maculés du sang des martyres


Le dicton populaire dit : «l’appétit vient en mangeant». Les derniers agissements de Mme Hinda en ce début de 2015 semblent confirmer ce dicton. En effet, après avoir broyé du noir pendant presque deux ans et ce, malgré les apparences folkloriques protocolaires, la première dame fixe de plus en plus ses marques tentaculaires dans les différentes structures de l’État en dédoublant carrément son mari prématurément sénile ou comme disent les n’djamenois hors réseau, le plus souvent.

C’est la goutte qui a fait déborder le vase, les appétits pantagruéliques de la mafia au pouvoir n’a pas des limites ; il n’y a pas une d’activité qui rapporte un cent, qui échappe à cette mafia. C’est le cas des casques, qui a occasionné les émeutes scolaires avec mort d’hommes. Mme et ses obligés au gouvernement ont voulu faire des bénéfices sur le dos de Boko Haram ! D’abord ils avaient interdit le port de casque pour ne pas, soi-disant, s’assimiler au BH ; et puis les obligés de la 1ère Dame au gouvernement ré autorisent la vente des casques en octroyant le marché à un cousin de Mme (un prête-nom,) qui multiplia les prix par 10. Le vase est plein, la jeunesse ne pourrait plus supporter et les premiers martyrs viennent de tomber depuis ce jour sacré de 8 mars, la journée des femmes c.-à-d. celles qui donnent la vie.

Le cas des casques est la dernière manœuvre en date de la 1ère Dame. Le premier forcing effectué par Mme auprès de son mari fut le divorce officiel avec la soudanaise ; en effet lors de son dernier voyage au Soudan, Mr Deby a remis officiellement l’acte de divorce au Président Al Béchir pour consommer définitivement la rupture entre lui et le Chef des Djandjawids. Mr Deby aurait argué qu’il avait accédé à la demande insistante du Président soudanais qui l’avait représenté comme témoin de son mariage. Le Chef des Djandjawids étant en rébellion déclarée contre le pouvoir central depuis quelques temps, le Président soudanais n’espérait pas mieux pour calmer les ardeurs belliqueuses de son ancien gardien de frontières, en obtenant « la libération de sa fille.» Toutefois les mauvaises langues de la bouffonnerie insinuent que le Sultan avait effectué spécialement ce déplacement sur injonction de Mme Hinda pour remettre le papier de divorce de la soudanaise! Par ce geste solennel Mme Hinda est arrivée à mettre hors d’état de nuire définitivement la menace qui venait de l’est. Comme quoi la distance entre N’Djamena et Khartoum n’est pas aussi éloignée qu’on pourrait le penser si c’était pour répondre aux caprices de la première dame !!

Le deuxième et le troisième concernent les annulations pure et simple des actes du Chef de l’Etat en moins de 24h après leur signature! C’est inouï et désolant pour l’administration tchadienne qui était déjà au plus bas de son niveau intellectuel et professionnel. On se rappelle en effet qu’au mois de janvier, l’actuel DG/GN, le Gal Daoud YAYA avait été remplacé par un acte qui porte les paraphes de toute la hiérarchie (Ministre délégué, PM, Pdt de la République) mais il a été remis en selle le lendemain sans aucune explication ; et pourtant ce DG n’est pas connu pour être un proche de Mme, mais il est le «pote» d’une grosse pointure du gouvernement qui est en réalité accroché au pagne de Mme. Dans la même lancée effrontée, Mme la Présidente vient d’annuler il y a à peine deux semaines le décret portant l’éviction du TPG. La gloutonnerie du clan étant sans limite, les bambins du sillage avaient eu toujours les yeux rivés sur ce poste juteux mais Mme veillait comme la prunelle de ses yeux; or comme dans les pires états maffieux, on avait glissé ce fameux décret pendant que le potentat était dans les nuages et l’acte avait passé sans que la secrétaire particulière (la 1ère Dame) n’en vérifie (peut être dans les vaps également.) Dans ce décret le Président avait demandé le renvoi du TPG mais le Ministre des finances aurait glissé opportunément le nom du tout puissant DG/Douanes. L’acte a été annulé dans tous ses effets au bonheur de Salay qui ne faisait que remercier depuis lors le seigneur et la 1ère Dame.

Autre manœuvre de la 1ère Dame, dans le sillage des premiers, la non participation de Deby au festival international des arts sahelo-sahariennes. C’est un événement qui est passé inaperçu, alors IDI s’est battu pour que cette Édition se passe dans son fief, à Fada. Mais la fête fut gâchée par son absence. Les présidents maliens et nigériens avaient fait demi tour à partir de N’Djamena. Les raisons de cet auto boycott ? La 1ère Dame aurait eu peur que son mari de président qui dégaine facilement dans ce domaine, soit tenté par les belles sahelo sahariennes, alors elle aurait mis son veto: pas de présence d’IDI à Fada.

Les prérogatives de Mme ne se limitent plus à la gestion stricte des affaires de la Présidence ; elle a étendu le poulpe dans toute l’administration y compris dans les domaines sensibles comme la diplomatie et la défense. Selon des sources vérifiées, de grosses pointures considérées comme faisant partie du clan ou apparentés et donc des proches de Deby, tiendraient en réalité leur longévité au gouvernement grâce au bon vouloir de la première dame et ne répondraient qu’à elle. Désormais les nominations dans les chancelleries et celles des officiers supérieurs sont soumises à son appréciation. D’ailleurs, les jeunes soldats qui croisent le fer avec la secte obscurantiste sont presque des nouvelles recrues de Mme à travers une équipe dirigée par son beau-frère, le fameux TPG et le Com/DGSSIE ; ce qui fait que ces jeunes sont pour la plupart des ressortissants du Chari-Baguirmi ou du nord Kanem.

Oui, on avait dit plus haut que l’appétit vient en mangeant ; on avait l’habitude d’insinuer que le Tchad est géré par deux clans : le clan Deby et le clan Hinda. Force est de constater que le premier clan est en perte de vitesse en faveur du second qui a eu l’audace de récupérer une partie du premier clan. Alors on continue à grignoter ; aux dernières rumeurs, on chuchote que le frangin de Mme, général de son état et actuel aide de camp est candidat potentiel au poste hautement stratégique de Commandant de DGSSIE en lieu et place de KAKA, l’autre bambin général. Qui va arrêter la machine ??

Correspondance particulière, N’Djamena


Commentaires sur facebook

3 Commentaires

  1. Anselme Donadji

    Vous voudriez bien corriger le titre de l’article: « Les casques de Hinda sont MACULES du sang… ». Merci.

  2. Sao

    Alwinda nous apprend que le porte-parole de la police nationale M. Paul Manga, a accusé, hier, au cours d’un point de presse, le président des Droits de l’Homme Sans Frontières, M. Dezoumbe Daniel Passal d’avoir donné des informations erronées. Voici les images accablantes qui prouvent que le Tchad est un pays de droit ou la démocratie permet le droit de manifester et la police protège tous les citoyens. 
    C’est un très beau pays ou la police locale et le Président fondateur  peuvent aider les enfants à utiliser le sable pour se laver le visage, et aller mourir au Mali, RCA, et au Nigeria pour restaurer la paix et la quiétude sociale que nous voulons chez nous au-delà de nos frontières.  
    Le Tchad n’a jamais torture ni ses enfants ni les présumés prisonniers membres de Boko-Haram. Nous sommes un pays de droit depuis 1990. Pour preuve regarder les links ci-dessous :
    https://www.youtube.com/watch?v=HA91wt5yMvY&feature=share
    http://www.alwihdainfo.com/videos/
    Si nous traitons nos propres enfants de cette manière pour faire plaire au Président Fondateur, j’imagine comment la police a traité le Pr Ibni Oumar Mahamat Saleh avant de rendre son dernier souffle !
    Nous sommes tchadiens et fiers de l’être malgré l’irresponsabilité de ceux qui sont censés nous protéger. 
    …En vérité, Allah ne change pas l’état d’un peuple tant que celui-ci ne change pas ce qui est en lui-même.  Sourate 13 – Verset 11.
    Je demande à tous les Tchadiens de dénoncer ces actes barbares.