Qui arme B.H., la secte terroriste ??

L’armée tchadienne a de sérieuses difficultés en amont et en aval pour mener ses opérations dans des conditions requises. En effet après plus deux mois passés dans des zones opérationnelles, les tchadiens sont arrivés intimement qu’il y a une main invisible qui procède automatiquement au renouvellement des stocks des armes de BH, au recrutement et à la formation accélérés de ses combattants. Lors de deux derniers combats sur les deux fronts, l’armée tchadienne a été surprise de faire face à des combattants plus déterminés et avec des armes lourdes sophistiquées surtout du côté de la frontière nigéro-nigériane. En plus l’hostilité hargneuse manifestée par l’État-major nigérian en direction des éléments tchadiens en leur intimant sèchement l’ordre de rebrousser chemin, montre à bien d’égards que la frontière entre BH et l’armée nigériane tiendrait à un fils de rasoir selon la conviction profonde des tchadiens.

A l’amont, l’armée tchadienne rencontre des difficultés d’approvisionnement en matériels ; les engins blindés reconduits à N’Djamena pour réparation tardent à venir ; le stock de munitions est presque au point zéro sans parler de l’ordinaire quotidien (les vivres). Le malheur ne venant jamais seul, une discrimination notoire s’effectue pour le soin des blessés évacués du front. Les uns sont évacués d’urgence à l’extérieur tandis que d’autres-pourtant avec des blessures plus graves- moisissent à la garnison sans qu’aucun égard. Cette situation est rapportée directement aux fronts. Les délaissés pour compte informent leurs camarades de l’inutilité de leurs sacrifices car, disent-ils à N’Djamena on soigne selon le nom et non selon la blessure ! De fait la grande muette qui est généralement très loquace quand elle se trouve aux fronts commence à gesticuler et à ronronner. Les jours à venir nous réserveront beaucoup des surprises si le Sultan ne sort pas l’argent caché sous les pagnes de Mme ou cacher dans les grottes ou contenaires d’Amdjeress, pour regarder la réalité en face. Or parallèlement à cette situation des fronts, l’état désastreux des finances publiques ne permettrait plus à court terme de résoudre les problèmes militaires engagés dans la lutte contre le BH. Comme à l’accoutumée, Mr Deby avait lancé son armée avec les applaudissements de l’extérieur et en comptant sur leur largesse, mal lui en prit !

Correspondance particulière de N’Djamena

 


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