L’elevage intensif des nantis du clan: une peste environnementale

Partout où ils passent c’est la désolation – La petite cliquaille des officiers et des faux hauts fonctionnaires qui gravitent autour de Deby, s’est immensément enrichie à partir des années 2007. Ces éléments ont accumulés beaucoup des liquidités provenant des détournements directs à partir des régis financières, des prélèvements du trésor, des fausses factures ou des surfacturations des marchés fictifs surtout relatifs au BTP. Ni les sous-les-matelas, ni les valises, ni les plafonds, ne peuvent plus contenir les liquidités et comme ces arrivistes, ces analphabètes et ces ruraux, n’ont aucune notion de l’investissement, ni la circulation ou la transformation monétaire, ils se sont déversés sur l’unique activité sociale qu’ils connaissent et dont ils excellent: l’élevage ! Eh oui, chasser le naturel, il revient au galop ! Dès la fin de la prière du vendredi, les V8 envahissent le chari Baguirmi rural ; ils se hèlent, se congratulent, se visitent, festoient, jouent aux cartes et rentrent le dimanche soir à N’Djamena, rarement ils rapportent un morceau de viande aux enfants restés à la maison. Ces animaux ne sont pas destinés à servir les cérémonies des deuils ou les baptêmes, non il faut aller acheter au marché du betail !

Ainsi donc tous les officiers et fonctionnaires de la cour du sultan ont reproduit leurs activités initiales de leur bled, dans le Chari Baguirmi. C’est de l’élevage de prestige des nouveaux enrichis, c’est de l’élevage improductif : ni viande, ni lait, ni peaux ni rien ! Uniquement du nombre, 1000, 2000, 3000, etc., têtes des moutons. Ici c’est le ferick de tel, officier, là c’est pour un autre, plus loin la bas c’est pour un x, etc. Pire, les propriétaires n’ont jamais payé l’impôt sur le bétail, c’est une course effrénée concurrentielle pour le nombre : qui a plus des têtes que l’autre. L’unique profit qu’on tire de cette peste environnementale est l’affichage insolent et indigeste d’une richesse mal acquise et qui porte préjudice à l’environnement et à la vie quotidienne des locaux.

Les éleveurs du Chari Baguirmi, les nomades du Batha et du Kanem Bahr-Ghazal ne savent ou mettre la tête. Ils ne peuvent ni aller au Nigeria pour cause de Boko Haram, ni en RCA pour cause de SELEKA et ANTI BALAKA ; au Tchad, tout l’espace est occupé par les nantis du pouvoir dont le bétail de prestige a détruit complètement l’environnement : pas d’herbe, pas d’eau, malgré les nombreuses pompes que les nantis ont implantées à travers tout le Chari Baguirmi en usurpant les terrains, les champs appartenant aux paysans locaux. Et ces seigneurs se comportent en pays conquis là où bivouaquent leur bétail : aucun autre animal n’a le droit de roder autour, il est immédiatement englouti et gare au propriétaire qui va s’hasarder à demander le sort retenu pour son animal : le commandant de brigade du coin qui est à ne pas se tromper un parent d’un de ses seigneur, va s’occuper proprement du paysan provocateur.

Gaourang, l’indigné


Commentaires sur facebook

2 Commentaires

  1. Abou Harba

    Le jour où le peuple tchadien décidera que le moment est venu de reprendre son destin en main, ces fanfarons aux ergots d’argile seront les premiers à s’évaporer dans le firmament, abandonnant derriere eux veaux et velles. Ce jour-là, les Tchadiens récupéreront le bétail, qui leur revient de droit.

  2. sakine barka

    Je crois savoir que le Chari baguirmi fait partie du territoire national. A ce titre tout tchadien a le droit d’aller pâture ses bestiaux où il entend. Donc avoir la heine de l’autre ne vous amenera nul part si c’est à égarement.