La « canton-nite » (suite)

C’est une politique de diviser pour régner ou tout simplement distraire la population et l’empêcher de se pencher sur ses propres préoccupations ?

Par la fragmentation du pays en cantons, sultanats, chefferies de fericks, des terres, en bang, en ngar, etc., IDI a rabaissé l’Etat au rang de la dernière entité administrative et l’activité du pays en micmacs au sein d’un harem du sultan.

Combien coûte un chef traditionnel sur le budget de l’Etat? Selon les dernières statistiques, il y a au moins 1200 à 1500 chefs traditionnels nommés par décrets ou par arrêtés présidentiels dont la majorité n’est pas diffusée à la radio. Leur traitement mensuel y compris celui de leurs goumiers et secrétaires, et autres frais de bouche, s’élève à 2 millions de CFA.

A l’instar des militaires dont on ne connaît pas le nombre ni le budget tant les recrutements en catimini sont quasi quotidiens, les chefs traditionnels forment désormais une couche des fonctionnaires à part dont le traitement est régulier contrairement à celui des fonctionnaires.

La division du pays en cantons ce qui ramène l’activité de l’Etat uniquement à la gestion des cantons et l’octroi de grade de Général à tous les membres de la famille, sont deux jeux favoris du sultan, jeux dont on appréhende mal la finalité mais qui porteront préjudice dans l’avenir à la stabilité et à la cohésion du pays.

Beremadji Félix
N’djaména – Tchad


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