Au Tchad, les nouvelles mesures de sécurité ne font pas l’unanimité – Rfi

Au Tchad, les autorités ont annoncé vendredi dernier un train de mesures sécuritaires pour éviter de nouveaux attentats. Ces mesures, qui vont de l’interdiction du port de la burqa au renouvellement des pièces d’identité, soulèvent indignations et questionnements.

Le député Neatobei Bidi Valentin, membre de l’opposition démocratique, a condamné le double attentat de lundi dernier qui a provoqué la mort d’une trentaine de personnes, mais il ne comprend pas les mesures édictées par le gouvernement : « Est-ce que l’enquête a apporté des preuves que les terroristes ont été identifiés et qu’ils portent des documents tchadiens alors qu’ils ne sont pas des Tchadiens ? », interroge-t-il.

Pour le député, « il serait bien que l’on puisse nous donner plus d’informations en ce qui concerne les documents administratifs que l’on veut changer. Il y a des pêcheurs qui ne vivent que des produits de la pêche et on leur demande maintenant de ne plus pêcher dans un espace qui est délimité. Lorsque vous quittez votre zone de travail pour aller chez les autres, il faut négocier. C’est un autre problème que le gouvernement ne perçoit pas. »

Sur les réseaux sociaux, l’obligation de renouveler passeport et carte d’identité, par exemple, suscite de fortes protestations depuis vendredi. Dimanche soir, un double arrêté des ministres de la Justice et du Commerce est venu formaliser l’interdiction de l’importation et la vente de la burqa. Il faudra au gouvernement plus d’explications de texte pour faire passer ces décisions qui, selon le gouvernement lui-même, risquent d’être source de contraintes dans la vie de tous les jours.


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