La théorie de DD en pleine œuvre : ça vit à Amdjeress.

Dans ce domaine précis la théorie et la position de Daoussa Deby n’ont jamais évolué d’un iota, constantes et en grandeurs naturelles : « quand on a le pouvoir, en s’en sert, à quoi sert de sacrifier autant des personnes pour arriver au pouvoir si on s’en sert pas, si on ne mange pas. » Et la pratique c’est à Amdjeress, actuellement.

Alors ça se vit à Amdjeress, le fief du sultanat de Belibe, où séjourne le sultan. Les danses : les kidi, les ergueygua, les borbeys, les djor, les hiili, se concurrencent, sans parler les danses et les tambours des autres communautés tchadiennes. Les cliquetis des « Nahass » (symbole de la royauté), c’est 24h/24h. A coté, c’est la course des chameaux, des chevaux et des ânes, harnachés de la plus belle façon. Les notables, les chefs des cantons (dans le Belibe, une personne sur deux est chef de canton), les encenseurs du harem, sont à qui est mieux habillé que l’autre, majestueux et solennels, toujours derrière le sultan lors des apparitions sur le campement de tel ou tel clan ou communauté. Il n’y a pas une apparition où le sultan ne brasse pas plus de 200 millions de CFA, destinés aux danseurs, chanteurs batteurs des tambours, propriétaires des chameaux, chevaux ou ânes arrivés le 1er, y compris les V8 donnés en cadeau. Les avions, présidentiel et militaires décollent et atterrissent toutes les heures apportant à manger et à boire.

Ça vit à Amdjeress. Malheur à ceux qui ne font pas partie du harem !


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2 Commentaires

  1. alfakhir

    C est le genre, régime du pouvoir pour le pouvoir. 

  2. Abou Harba

    Patience. Aujourd’hui c’est Dakar. Demain, ce sera quelqu’autre capitale. Peut-etre Ndjaména ? Addis ? Ou – qui sait – La Haye ? Tout a une fin, surtout lorsque « ceux qui ne font pas partie du harem » en arrivent à décider que… TROP, C’EST TROP !