Le passe-temps favori du monarque à Amdjeress.

C’est une tragi-comédie qui se joue quotidiennement à Amdjeress entre le monarque autoproclamé et ses sujets du moment. Idris Deby Itno laisse apparaître au grand jour ses pulsions autocratiques, sa hargne de vouloir dominer et monter sur la tête des autres ou se faire transporter dans des hamacs. Son passe-temps favori est de destituer tel ou tel chef de canton ; pour la destitution, pas besoin de décret, sa parole divine suffit. Une fois destitué, la victime accourt voir les autres notables et surtout les membres du harem qu’il trimballe partout où il part ou les désœuvrés qui l’ont suivi et les informe de ce qui lui arrive. Alors les membres du harem choisissent quelques individus qui ont une semblant cote auprès du sultan et qui sont connus pour leurs capacités de pouvoir faire passer le message dans un langage avec des tournures qui résonnent agréablement sur les tympans du monarque ; ceux-là se plient à quatre pour vilipender d’abord la victime et puis relater son attachement à la famille Itno et son soutien total au régime et enfin lui demander de le pardonner.

Le monarque, satisfait de la démarche et des mots utilisés pour demander pardon, va discourir ; il va commencer par sa biographie biaisée, les efforts immenses qu’il a déployés pour bâtir le Tchad et comment il a fait du Tchad un pays émergent, une puissance régionale, riche, où il fait bon de vivre et de travailler, et comment il a créé l’homme béri, il l’a fait sortir de l’obscurité à la lumière, pour finalement demander « au fautif » de se présenter et de demander pardon publiquement. La horde, très contente de son succès, se précipite chez le destitué, , le pousse devant le monarque en criant en chœur « le PR t’a pardonné, attrape ses pieds, embrasse ses pieds, etc. » Les mauvaises langues rapportent que le monarque tend ses pieds chaussés et les pardonnés embrassent les bouts des chaussures.

C’est une manie du monarque pour humilier et dompter les notables locaux. Certains chefs des cantons des grands groupes pensaient détenir leur turban de leur famille ; que nenni ! Le monarque leur a fait comprendre que personne ne détient aucun bout de turban en dehors de lui. Tout le monde est sa seule création.

Correspondance Particulière


Commentaires sur facebook

3 Commentaires

  1. berikerri

    Si c’est avéré, vraiment c’est bizarre! Quel mode de gouvernant ? 

  2. alfakhir

    The very last King of  Dedyland.

  3. Gilbert Diandré

    Bichimilay!!!!

    Avec ça, on vous dis essayons le medicament UFR, il ne peut pas étre pire. Abrutis que vous étes Tchadien, vous n’avez rien voulu comprendre. Dansez maintenant, KILAPP!!!!