Mali : Le Tchad se laisse dépasser par le Burkina Faso au sein de la MINUSMA – maliactu

Le Tchad n’est plus le pays africain qui fournit le plus grand nombre de soldats à la mission onusienne au Mali (MINUSMA). Le Burkina Faso a dépassé le Tchad et s’érige désormais en premier contributeur mondial de troupes à la MINUSMA.

Les effectifs militaires de la Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA) ont connu une augmentation, d’après les chiffres contenus dans le dernier rapport du secrétaire général de l’ONU. Au cours du mois de septembre, le nombre de soldats onusiens au Mali a atteint 10482, soit 93 % de l’effectif autorisé qui est fixé à 11240 militaires. En juin, la MINUSMA était constitué de 9043 casques bleus militaires.

Le Burkina Faso est désormais le premier pays fournisseur de casques bleus à la MINUSMA. Malgré la grave crise que traverse le Pays des hommes intègres, ils ont renforcé leur contribution de 842 militaires entre juin et septembre 2015. Avec un total de 1727 militaires et policiers burkinabés, le Burkina Faso dépasse le Bangladesh (1714 hommes), jusque-là premier fournisseur mondial de troupes à la MINUSMA, et le Tchad (1112 hommes) qui conservait le leadership africain au sein de la mission onusienne en terre malienne.
Les soldats tchadiens démotivés au Mali

Les guerriers du désert, contrairement à l’euphorie qui a prévalu aux premiers mois de leur intervention dans notre pays, ne sont plus autant motivés à stabiliser le Mali. Le contingent tchadien actuellement déployé au sein de la MINUSMA n’a pratiquement pas évolué en nombre par rapport à l’effectif de juin. On constate d’ailleurs une légère diminution, deux militaires de moins.

Selon la presse tchadienne, ce contingent peine à être relevé faute de candidats à l’aventure.

« Tous les éléments choisis pour effectuer cette relève ont refusé en bloc de faire le voyage », d’après Tchad Actuel, malgré les « menaces de radiations de l’armée, menaces d’envoi au bagne de Korotoro, chantages….»

Les raisons de cette démotivation des casques bleus tchadiens de la MINUSMA se trouvent dans les conditions auxquelles ils sont confrontés sur le terrain. Non l’hostilité du désert qu’ils maîtrisent ou la peur de l’ennemi mais le traitement « discriminatoire » qui leur serait réservé sur le théâtre d’opération.

Il y a un an, le gouvernement tchadien était monté au créneau pour accuser la MINUSMA d’utiliser ses troupes comme « bouclier », comme « du bétail pour les jihadistes ».

Aliou H.


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1 commentaire

  1. Lobé Philippe

    Les Forces Armées Tchadiennes d’Intervention au Mali (FATIM) sont allées au nord mali quelques temps seulement après l’occupation de cette partie septentrionale du pays alors qu’à l’époque les voisins maliens trainaient encor les pas avec toutes les tergiversations qu’on savait déjà bien. Ce qui importe à l’époque pour les tchadiens , c’est d’éviter que l’ensemble du pays soit pris en otage par les djihadistes, c’est dans cet esprit que l’armée est envoyée pour combattre et contrecarrer toute avancée djihadiste vers le reste du pays, ce qui fut fait. Et ce qui importe aussi pendant ce temps, c’est la victoire et la bataille gagnée au prix du sang, mais aussi aux conséquences financières avant que d’autres forces et pays n’arrivent. Donc c’est que normale que d’autres pays viennent après pour stabiliser ce pays et pourraient augmenter le nombre de leur contingent au tant qu’ils veulent. Mais la question est de savoir est ce que le nombre peut il basculer sur le camp de la victoire dans cette guerre asymétrique? Peu d’éléments bien entrainés et motivés pourraient certainement mieux faire qu’un nombre important. Pour moi personnellement, c’est la victoire finale qui importe plus qu’au leadership africain d’où notre gouvernement a intérêt à encourager l’armée sur tout le plan afin qu’elle puisse accomplir sa mission et retourner victorieux et sans regret. Ce faisant, l’armée aura une très bonne réputation mondiale