Tchad: Un air de fin des temps, partie I – Librafrique

Un vent de « fin des temps » d’un système souffle sur le Tchad. Les milieux politiques, diplomatiques, militaires, civils et de renseignement le reconnaissent, calmement. Il est même avancé un délai maximal que nous ne dévoilerons pas. Comprenez la responsabilité qui nous incombe.

Des personnes savent que c’est fini, en attendant que ça finisse effectivement. Partant, les Tchadiens le savent aussi.

Avant même d’avoir le temps d’analyser les données crédibles en notre possession, les braillards et les accompagnateurs du système mettent leurs progénitures à l’abri.

Personne n’est fidèle à personne, on mange seulement ensemble…C’est entendu, messieurs et mesdames. Vous êtes malins, bonne chance et souhaitons que les enfants soient épargnés. Quand est-ce que nous servirons le pays ensemble?

Ce vent qui souffle, de plus en plus intensément, peut apporter la pluie ou le feu. Si collectivement nous sommes responsables, nous pouvons influencer les lois de la nature et provoquer la pluie qui permettra de cultiver les semences de la République. Autrement, c’est à dire en cas de déficience de conscience et de responsabilité, ce sera le feu, le feu des armes!

Tout dépend du degré de responsabilité individuelle que nous mettrons dans nos actes. Entre la République, l’appartenance régionale, la tribu et les tentations individuelles, il faut choisir….Nous verrons. Les Tchadiens connaitront les vrais patriotes et découvriront le visage des porteurs de masques.

En 1990, les Tchadiens ont chassé le dictateur et ont maintenu les conditions de dictature, d’accaparement et d’usurpation. Grosse Erreur ! Nous connaissons la suite faite de leurres, sang et de politiques socialement hérétiques. Il ne faut plus commettre deux fois la même erreur.

Un pays est une continuité. On n’attend pas la continuité, on n’espère pas la continuité, on ne souhaite pas la continuité. On prend des dispositions concrètes et des assurances pour garantir la continuité [du pays à ne pas confondre avec celle du système]. C’est là que le devoir appelle. Aussi, c’est la seule façon de maintenir le jeu et de renforcer les processus démocratiques.

Par ailleurs, la formule vue dans le passé dans un pays d’Afrique de l’Ouest, avec un des fils de papa à la place du défunt père ne passera pas au Tchad. Les Tchadiens croient en la démocratie, pas en une consanguinité successorale !
Nous plaidons pour la responsabilité et une transition pacifique. Cependant, en cas d’usurpation au nom d’une pseudostabilité ou pseudosécurité, les Tchadiens l’interpréteront comme un contre-ordre illégitime déstabilisateur et réagiront en patriotes. Ils défendront leurs aspirations démocratiques légitimes.

Même si le visage de la raison ne sied pas au « faciès » du charognard, ce dernier ne doit pas mépriser la raison. Les Tchadiens nous attendent de pied ferme. Cette fois, il faut les écouter sinon ils se feront entendre bruyamment voire brutalement.

Ne ratons pas l’occasion de corriger les erreurs d’hier et de construire notre pays. Une rencontre des vrais patriotes et des forces républicaines s’impose.

J’espère que la responsabilité vaincra et le peuple tchadien avec elle.

Joe Al Kongarena,
joe.alerte@gmail.com


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3 Commentaires

  1. Palmaire

    Joe, avant tout je vous remercie pour votre éclaircissement concernant la démocratie et l’erreur commise par les tchadiens pendant le renversement de régime Habré, il est temp de remédier aux actes barbares de la partie au pouvoir, car nous somme malmené par le régime MPS depuis 1990 jusqu’à nos jours, des rumeurs circulent dans la ville de N’Djamena que le régime PMS est en plain évacuation des leurs famille vers d’autre pays, ce qui signifie que quelque chose se prépare bientôt et nous ne savons pas de quoi il s’agit mais bientôt la vérité s’éclatera. Un conseille les compatriotes, suivez le conseille de Joe Al Kongarena merci…..

  2. Lobé Philippe

    La nation a soif du changement et de la vérité. Au fil des temps, on pensait que cette prise d’otage serait passagère et on espère un jour d’ un réel changement de comportement, de mentalité et de la gouvernance mais hélas.On a attendu en vain et le temps est venu pour nous de réfléchir réellement de ce que nous pourrons faire pour sauver ce qui pourrait être encore sauvé juste pour l’heure. Pourquoi cette évacuation alors que l’on se considérait être éternel, tout puissant et intouchable jusqu’au dernier? Pourquoi cette évacuation alors que l’on se considérait comme le top des top qui a un permis de piller, de tuer et de dilater les ressources nationales? pourquoi? Pourquoi?
    Le pays va mal et à genou mais le gouvernement fait semblant et veut triompher avec ses arguments flatteurs pour faire croire au peuple que le pays tient bon et que les indicateurs économiques sont aussi bons. Mais de qui se moquent ils? Pourquoi avoir caché la vérité au citoyen lambda. Pourquoi avoir aveuglement contribué à la destruction de son propre pays? pourquoi être complice alors qu’on sait bien que nos actes d’aujourd’hui nous trahiront demain? La tentative de ces réponses pourrait être: Pour les uns, c’est la gourmandise, l’égoïste,les profité-situationnistes, pour d’autres c’est le sabotage,l’insouciance, l’ignorance et pour d’autres enfin c’est la descente aux enfers et l’irresponsabilité. Pire encore le pays a une administration la plus médiocre du pays, comme disait un homme politique, elle est pire que le virus du sida et d’Ebola. N’endurcissons pas nos cœurs, rachetons-nous et demandons pardon avec ce peu de temps qui restent, valent mieux que l »Évacuation.

  3. iyakana

    Tiout est die. Mais ne soyons pas naif pour autant. Les Debis, les Itnos, les Zaghawa …appelez les comme vous vous voulez, ce virus qui suce le sang des tchadiens depuis des decenies n’est pas et sera jamais rassasie’. Il est sorti d’ un trou de malheur inconnu du commun et ne sera jamais pret a quitter de lui meme. Il faut les chasser!

    C’est la chose qui donnera espoir a un avenir meilleur. La question qui SE Pose est: aus Vereins nous demain si de ses batards s’accapare du pouvoir? Avons nous souffisament de courage pour die non comme l’on fait les bourkinabais? Je crains que non. Les tchadiens sont devenus si peureux… C’est Tour simplement triste. Un si beau pays avec des ressource s gigantesques mais pris en otage par une Bände de Clan quine fait meme pas 0,03% de la population.