Tchad: Le viol collectif de Zouhoura par des fils de dignitaires embrase le pays – L’Obs

Après l’agression sexuelle filmée d’une jeune fille de 16 ans, des manifestations de colère se succèdent au Tchad. Les suspects sont des enfants de généraux proches du président Idriss Déby.

Vent de protestation au Tchad. Le viol d’une jeune Tchadienne de 16 ans par des fils de dignitaires haut placés, puis la mort de deux manifestants qui dénonçaient ce crime cristallisent depuis une semaine le mécontentement des lycéens au Tchad. Une critique lapidaire lancée à l’encontre du président Idriss Déby, candidat à un cinquième mandat présidentiel le 10 avril prochain.

Le mouvement de contestation a débuté le 15 février dernier, lorsque plusieurs centaines de jeunes ont manifesté à N’Djamena, la capitale administrative du pays, après le viol de Zouhoura, deux jours auparavant. Violemment dispersés par la police anti-émeute, les contestataires ont vu l’un des leurs, Abbachou Hassan Ousmane, 17 ans, être tué par une balle de la police. En réaction, la protestation s’est propagée dans plusieurs villes du pays.

Le mouvement de contestation des lycéens a atteint Moundou, la capitale économique et deuxième ville du pays et Massaguet, à 80 km de N’Djamena. Lundi 22 février, les lycéens de Faya Largeau, située à l’extrême-nord du pays, ont à leur tour manifesté contre le pouvoir. Le bilan est une fois de plus lourd : un mort et cinq blessés selon l’AFP.


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