Gouvernement de P. PADACKE ALBERT, un gouvernement de copains et de coquins.

Le dernier remaniement du février 2016 a montré une fois de plus que l’effectivité du pouvoir n’est plus entre les mains de Deby, mais entre les mains des réseaux maffieux et des confréries malsaines ; en ce sens que tout lui échappe, il ne contrôle désormais plus rien dans l’appareil étatique. Préoccupé par sa maladie chancelante et son hypothétique réélection, le capitaine est en train d’abandonner le navire en pleine tempête. Ne disposant plus de sa capacité physique et mentale, il livre le Tchad aux mains des réseaux mafieux et des confréries malsaines qui plongent chaque jour davantage notre pays dans l’opacité, la magouille et la guerre des clans.

Après 25 ans de gestion effroyablement catastrophique, des abus effroyables et du dysfonctionnement de l’administration publique dans son ensemble, le pays sombre inexorablement dans la tourmente, l’incertitude et le chaos. De ce fait, l’insatiabilité vicieuse des réseaux mafieux et diaboliques et le gangstérisme d’Etat se cristallisent de l’amont à l’aval de l’appareil de l’Etat et s’approprient en même temps et avec célérité de la conduite de l’action gouvernementale.

Les cadres civils et militaires constitués en majorité des incompétents notoires ne sont pas du reste, ils s’engluent en effet dans des réseaux abominables parallèles ou associés pour asseoir une main mise sur le fonctionnement de l’Etat. La formation du nouveau Gouvernement est une parfaite illustration de cette situation qui reflète de la décadence morale de l’Etat et l’assujettissement du pays à ces réseaux mafieux.

En effet, parmi ces lobbies et cercles d’influence, il y a le principal réseau composé du trio Faki- Hinda –Younousmi, qui se démarque désormais en patelin grandeur nature, est en train de démolir incontestablement tous les autres petits groupes.

PAHIMI Padacké Albert qui a été de tout temps le torchon inaltérable de Deby, a été savamment travaillé, conditionné et propulsé à la tête de la primature par ce réseau comparable à un grand banditisme d’Etat, et c’est surtout Mr Faki qui s’est chargé pendant des jours durant de ce reconditionnement avec des rencontres clandestines tantôt au domicile tantôt au jardin.

Profitant de l’incertitude sur les élections à venir et les jeux d’alliance qui s’y attachent et à travers ses tactiques très subtiles pour ne pas attirer l’attention du Chef, sous les mains invisibles de Hinda DEBY, le groupe de Moussa Faki qui fonctionne comme une entreprise moderne, a réussi un grand coup en amenant PAHIMI à la primature. Il vient donc de renforcer l’assise de cette force du mal pour enfoncer encore notre pays dans la prévarication, la corruption et l’absence du sens du devoir.

En conséquence, le trio infernal (Moussa Faki-Hinda DEBY-Adoum YOUNOUSMI) est parvenu à nettoyer du nouveau Gouvernement tous les récalcitrants qui ne se livrent pas les mains et les pieds liées à ce lobby des gangsters. La quasi-totalité des nouveaux arrivants sont des personnes obséquieuses à cette phalange dont Moussa Faki est le chef d’orchestre. Lui seul a pu faire entrer au Gouvernement six (6) de ses acolytes. Le cas le plus palpitant est celui de son cousin germain, le consul de Djedda à la personne de Mahamat AL Mastour Asseid qui intègre le Gouvernement comme Ministre de l’élevage. Il a réussi aussi à faire revenir au Gouvernement le mari de sa nièce, Mahamat Ali Hassane comme Ministre de l’Administration du Territoire ; tout comme ses vieux amis (Djiddi Bichara et Moustapha Ali Alifeî) respectivement Ministre de l’Économie et du Commerce et Ministre de la communication, porte-parole du Gouvernement et enfin ses poulains Mahamat Annadif Youssouf (Ministre de la Culture et du Développement Touristique) et Adoum NGuemessou (Ministre Délégué auprès du Premier Ministre, Chargé de la Réforme de l’Etat et de la Démocratie Locale). Daoussa Deby qui a la tête plongée jusqu’aux oreilles dans le grenier à mil, a pu in extremis placé un neveu.

Selon des sources dignes de foi, Hinda DEBY aurait remis à mains propres et par écrit son quota des membres du Gouvernement pas à Deby mais à Moussa Faki directement. Dans cette liste figurerait sans surprise son frère ainé Ahmat Ghazali ACYL, sa cousine maternelle Haoua Acyl, ses sbires (Ngarbatna Carmel Sou IV et Djerassem Le Bemadjiel) et de ses amis (Brah Mahamat, Habiba Sahoulba et Madeleine Alingué). Ainsi, elle se taille la part du lion avec sept (7) membres dans la nouvelle équipe de mangement. Adoum Younousmi n’est pas du reste. Il se régale du retour de son vieil ami Youssouf Abassalah au Ministère très stratégique de la justice et de son sbire Annour Haroun Oumar au Ministère de l’hydraulique.

C’est aussi à l’initiative de cette même mafia que Zakaria Idriss Deby revient au cabinet de son père, libérant ainsi le poste de « secrétaire particulier », jugé comme celui le plus stratégique donc le plus important. Le poste sera réoccupé par son ex titulaire !

L’enracinement de cette mafia se manifeste à travers la reconduction de ces fameux ministres impliqués dans des horribles scandales qui assombrissent le climat social du pays et placent notre pays dans des cercles des pays dits délinquants. Le renouvellement de la confiance aux piètres personnalités de la clique d’asservissement brise complètement les maigres espoirs du peuple tchadien et menace dangereusement l’existentielle même de notre république. C’est inimaginable de voir Moussa Faki se repositionner en force dans la nouvelle équipe gouvernementale. Les tchadiens sont-ils prêts à oublier l’implication de toute sa famille dans des scandales dégueulasses ? Le faux bac de sa femme dans le tripatouillage des résultats du concours d’entrée à l’ENAM en 2014, la récente affaire du viol collectif de Zouhoura dont son fils est l’un des principaux bourreaux ou encore des rumeurs malsaines incessantes qui circulent autour de lui-même sur ses accointances avec les mineures de son quartier? Ce sont autant des faits de société tangibles pour l’écarter dans l’équipe de Pahimi.

D’autre part, Les Tchadiens se rappellent l’aveu de Younousmi qui déclarait publiquement qu’il avait remis une liste au directeur de l’ENAM. La mise en veilleuse du rapport du Ministère de l’Assainissement Public qui établissait un détournement d’une dizaine des milliards entre 2005 et 2011, le silence radio sur la surfacturation honteuse des soixante villas de Sabangali où une villa a coûté 1,2 milliards au contribuable pour un prix qui ne dépasserait guère 200 millions de francs CFA ou la compromission de sa deuxième épouse dans un vaste réseau du proxénétisme sont encore restés vivaces dans la mémoire collective des Tchadiens.

Dans la même optique, en désignant Mahamat Zene BADA, l’enfant terrible du Guerra à la tête du Secrétariat Général du MPS, Idriss DEBY étale effrontément son manque du bon sens, tourne le peuple en ridicule et met en exergue l’inexistence de la honte et la dignité dans la sphère axiologique de la bande gouvernante du pays. L’homme qui a été incarcéré pour un détournement sans précédent de 28 milliards de nos francs dont il avait avoué sans vergogne qu’il n’avait volé que 5 milliards et les a distribués aux parents de DEBY, pourra-il avoir l’audace de présenter un projet de société face à une jeunesse qui aspire au changement et à la fin de dilapidation des maigres ressources du pays ? Face à ces dérives inadmissibles, il appartient au peuple tchadien tout entier de faire le choix : soit de se résigner et vivre à genoux devant ces sinistres réseaux des mafias, soit de prendre son destin en main en bravant les obstacles dressés par la dictature. Car, ces cliques sataniques ont encore des beaux jours pour faire perdurer la souffrance du peuple. En effet, la plus puissante entreprise criminelle constituée par le trio intraitable Moussa Faki-Hinda –Younousmi et assistés du voleur invétéré Mahamat Zène BADA et de très impopulaire Ahmat Bachir, use des méthodes efficaces pour receler leur mode opératoire dans la prise en otage de l’administration tchadienne.

La communication entre Hinda et Younousmi se passe à travers les réseaux sociaux pour éviter tout soupçon du deal. Ils esquivent toute rencontre à la présidence ou autres lieux publics pour masquer l’existence de toute relation particulière. Leur deal ne s’arrête pas seulement à la gouvernance actuelle. Ils ont intelligemment élaboré des plans stratégiques pour échapper à tout règlement de compte après DEBY. D’abord ils envisagent la succession de DEBY par l’un des membres de leur camarilla. À l’impossibilité de faire passer ce plan, ils appuieront une autre personne susceptible de préserver leurs intérêts pour la succession. Si aucune de ces combines machiavéliques n’aboutit, chacun prendra ses clics et clacs pour mener un exil doré dans les pays où ils ont investi des milliards du contribuable tchadien.

Au regard de cette turpitude qui gangrène la société tchadienne, l’unité nationale exprimée par les Tchadiens de tous les horizons, lors du viol immoral de la jeune lycéenne Zouhoura doit servir du rempart pour bouter hors du centre des décisions gouvernementales cette bande des kleptomanes qui enfonce chaque jour un plus la nation toute entière dans la paupérisation et dans la décadence des valeurs morales sociétales.

Souleymane Moussa


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1 commentaire

  1. Dieu seul feras la justice sur ses monstres .