Face à un Daoussa remonté en bloc, Idriss demande la paix.

On se rappelle de l’histoire banale de quartiers qui a failli mettre la République sens dessus dessous. Dans le long règne de Deby, les disputes entre le petit et le grand-frère étaient très rares pour la simple raison que le dernier avait toujours évité d’affronter son frangin  malgré les coups bas et les humiliations dont il a été toujours l’objet. Mais le dernier évènement a mis Daoussa dans tous ses états ; et le Daoussa béni oui- oui face à Idriss s’était transformé brusquement en un homme « sans peur et sans reproche ».

A l’instigation de son épouse, Mr Deby était allé trop loin dans sa hargne contre son grand-frère oubliant ainsi les B.A BA qui régissent la société béri. Pour une fois les béri dans leurs différentes sensibilités ont soutenu Mr Daoussa face aux comportements de la 1ère Dame et des frères Bourma Hissein dont les agissements audacieux commencent à agacer non seulement les Béris mais même l’opinion ndjaménoise qui avait pris fait et cause pour eux lors de la bastonnade du sieur Ousman Hisseini, promus depuis Général.

Après avoir renvoyé son grand du gouvernement, et les enfants de celui-ci de toutes directions et enfin envoyer une mission de contrôle à la SNER, Mr Deby qui croyait que Mr Daoussa va courber l’échine et demander une intervention des généraux, s’est aperçu que son grand est resté de marbre. Mieux, il envoyait des messages à travers des nombreux intermédiaires qu’entre lui et son frère «  c’est terminé » ; et il ajoutait : «  il ne prendrait jamais une arme contre Idriss, ni s’allier à un ennemi pour le combattre, mais désormais chacun va rester avec les siens. » Alors c’est la panique chez le Sultan ; le mot est lancé ! « Chacun avec les siens ??? » Dans la vie quotidienne, Mr Daoussa est un personnage, certes affable et très respectueux mais très coupé de ses proches et vivant presque en autarcie malgré les moyens colossaux dont il dispose. Le prenant comme tel, le Sultan croyait le piétiner sans qu’aucun chien n’aboie. Or le sultan a oublié un petit fait dans les traditions béri : les demi frères se battent par lignée maternelle interposée et dans ce domaine Daoussa Deby est un rock ! « Attention Mr Daoussa est un roc dans le petit monde de Bilia, camarade Sultan de Bilia, si vous donnez un coup de pied à un roc, indéniablement c’est vous qui sentirez la douleur » ; c’est le message adressé au Sultan par les parents qui n’ont presque aucune sympathie pour Daoussa, aussi ils n’admettent pas qu’on s’acharne inutilement et gratuitement contre lui.

Message reçu 5/5 : depuis la semaine dernière c’est le compte à rebours : le Sultan demande la paix, fait des pieds et des mains pour une réconciliation avec son grand mais celui-ci exige que les premières conditions qu’il a posées soient respectées : le tandem Hinda-Hisseini Bourma et leurs supporteurs de circonstance dans le gouvernement actuel, soient éloignés des affaires familiales des Deby.

Correspondance particulière
N’Djamena – Tchad

 


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