Les Brèves de Ndjamena – Comment les responsables des hautes institutions détournent « légalement » et allègrement !

Par ces temps des vaches maigres, on s’étonnerait de la solidité en liquidité des comptes autonomes bancaires des hautes institutions tchadiens : Assemblée nationale (dirigée par un repris de justice), la Cour suprême (dirigée par un repris de justice), la Cour  constitutionnelle, la Cour des comptes, etc. La disponibilité permanente dans leurs comptes autonomes, permet aux responsables de ces institutions et de certains des responsables des commissions de puiser allègrement dans la caisse commune. Le procédé est le même partout : le 1er  responsable s’invente une mission, se fait délivrer un ordre de mission à lui et à sa suite (souvent au moins 5 membres), une caisse d’avance ; il encaisse personnellement le tout et n’effectue pas la mission. Le palme d’or reviendrait tout naturellement au président de l’Assemblée nationale qui a une vieille et « bonne » réputation en la matière. Certes ces procédés éhontés érigés par les plus hautes autorités de l’Etat sont bien huilées et sont même en passe de devenir banales et « normales », mais la grande question que tout le monde se pose est la suivante: Où trouve-t-on des liquidités pour garnir leurs comptes d’autant plus que le trésor est en cessation de paiements et le TPG a disparu de la circulation? Selon des informations émanant des nombreux intermédiaires, l’argent proviendrait principalement des commerçants qui risquent d’avancer des crédits en direct, c’est-à-dire sans passer par le système bancaire contre d’éventuels marchés dont le coefficient sera dédoublé. En d’autres termes, le commerçant fait une avance d’un million et récupère à l’aval 2 millions. Ainsi donc les responsables des grandes institutions pillent deux fois sur un même bon de caisse : en amont, en effectuant nullement la mission et en aval en multipliant la solde à payer. Ainsi va le Tchad.

Correspondance particulière
N’djaména – Tchad

 


Commentaires sur facebook