Tchad/RCA: le Conseil de sécurité appuie l’idée d’une force ONU-UE – Afp

Le Conseil de sécurité a exprimé lundi son appui à l’idée de déployer une force mixte ONU-UE (Union européenne) dans l’est du Tchad et le nord-est de la République centrafricaine (RCA), pour protéger les civils touchés par le conflit au Darfour voisin.

Le Conseil a adopté une déclaration, dans laquelle il « accueille avec satisfaction » le concept d’une présence internationale « multidimensionnelle » dans cette région, c’est-à-dire d’une mission de police de l’ONU appuyée militairement par l’UE, proposé par le secrétaire général, Ban Ki-moon.

Dans cette déclaration, lue en séance par son président en août, l’ambassadeur du Congo Pascal Gayama, le Conseil « exprime sa disponibilité à autoriser la mise en place » de cette présence multidimensionnelle, c’est-à-dire à adopter en temps voulu une résolution à cet effet.

Cette déclaration « est un important signal de la détermination du Conseil de sécurité à agir« , a estimé devant la presse le représentant adjoint de la France à l’ONU, Jean-Pierre Lacroix.

Dans un rapport au Conseil le 16 août, M. Ban avait présenté « le concept révisé » d’une telle opération, après qu’une première proposition d’envoyer une force de l’ONU seule, comprenant une importante composante militaire, avait été refusée par le président tchadien Idriss Déby.

Les 27 de l’UE avaient donné fin juillet leur feu vert aux préparatifs d’envoi, à la demande de l’ONU, d’une force militaire européenne dans l’est du Tchad et le nord-est de la RCA.

Cette intervention européenne doit venir en appui temporaire à une mission de police de l’ONU dans ces régions.

L’objectif est d’agir aux niveaux humanitaire, politique et militaire, afin d’aider les populations de ces régions limitrophes du Darfour et déstabilisées par le conflit meurtrier qui y sévit. Au Tchad seul, cela concerne, selon l’ONU, 236.000 réfugiés du Darfour et 173.000 déplacés tchadiens.

L’opération devra être fondée sur une résolution du Conseil de sécurité, seul organe habilité à traiter des problèmes de paix et de sécurité dans le monde.

Selon les diplomates, la France, qui a parrainé la déclaration du Conseil, rédigera prochainement un projet de résolution. L’adoption de ce projet pourrait intervenir aux alentours du 17 septembre, date où une réunion ministérielle de l’UE doit décider des détails de l’opération côté européen.


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