Guinée : Sékouba Konaté a quitté le Maroc pour le Tchad – JA

L’ancien président de la transition en Guinée, le général Sékouba Konaté, a pour le moment posé ses valises à N’Djamena (Tchad). Toutefois, Brazzaville avait déjà « donné son accord de principe » pour accueillir celui qui était devenu indésirable à Rabat.

Comme l’avait déjà annoncé Jeune Afrique, l’ancien président par intérim de la transition militaire au pouvoir en Guinée de décembre 2008 à décembre 2010 était devenu persona non grata à Rabat, où il avait élu domicile depuis un moment. En cause ? Les menaces que proférait le général Sékouba Konaté contre le pouvoir de Conakry qui lui refuserait le bénéfice des droits liés au statut d’ancien chef d’État qu’il revendique.

Pourquoi N’Djamena ?

Jointe au téléphone, une source guinéenne proche du général a confirmé à Jeune Afrique que Sékouba Konaté « séjourne au Tchad depuis le 6 septembre ». Même s’il n’est pas exclu que le chef de la Force africaine en attente choisisse pour destination finale le Congo-Brazzaville, qui s’est déjà dit disposé à l’accueillir. « Le général Konaté est libre de ses mouvements. N’étant pas confiné comme Dadis Camara, il va où il veut », s’empresse de souligner ce proche de Konaté. Et de renchérir que celui-ci avait déjà une visite au Tchad prévue dans son calendrier.

Fini le Maroc

Ce qui est certain, c’est que Sékouba Konaté ne repartira au Maroc. « Ses propos et comportements contre le régime guinéen étaient devenus gênants aux yeux des autorités marocaines. Ce qui était de nature à mettre en péril les rapports entre la Guinée et le Maroc », a soufflé la même source à Jeune Afrique.


Commentaires sur facebook

1 commentaire

  1. Abou Harba

    Ceci est troublant et soulève un certain nombre de questions :
    1) Certes, JA présente ce Monsieur, qui s’était distingué par sa gestion de la transition guinéenne (tout le monde se souvient de sa hâte de quitter le pouvoir, chose INOUIE en Afrique !), comme étant « l’ancien président par intérim de la transition militaire au pouvoir en Guinée de décembre 2008 à décembre 2010 », mais également comme « le chef de la Force africaine en attente ». Cela laisse entendre que, malgré quelques déboires récents (notamment la peu flatteuse histoire des dix mille dollars en liquide non déclarés découverts sur lui au contrôle des douanes à l’aéroport de New York – ou de DC), il est toujours en poste à ce titre.
    Si tel est bien le cas, la Force africaine en question (bien qu' »en attente ») n’est-elle pas tenue de lui fournir un logement, donc un ENDROIT où vivre et exercer ses fonctions – que ce soit à Addis ou ailleurs ?
    2) Qu’en est-il même de cette force, et pour combien de temps encore restera-t-elle « en attente » ?
    3) Je sais que les Tchadiens sont des gens très accueillants mais si les raisons avancées par les Marocains pour lui montrer la route sont fondées, quelles garanties les Tchadiens ont-ils obtenu de lui pour éviter que les mêmes causes ne produisent les mêmes effets ? Ou bien, à quelle nouvelle aventure obscure s’apprête-t-on à sacrifier encore des vies tchadiennes ?