Selon les stratèges du palais rose, seule une guerre pourrait encore sauver le régime agonisant de MPS

Beaucoup des paramètres entrent dans la complexité de la situation de la crise actuelle, mais un paramètre sort du lot : la personne psychologique de Idriss Deby Itno. Individu inculte, nanti d’aucun diplôme, si ce n’est le BEPCT acquis en 1972, ni d’aucune expérience administrative civile ou militaire, cet individu a passé sa jeunesse à faire des razzias dans les cabarets et plus tard, adulte, dans les opérations militaires. Arrivé au pouvoir par un concours des circonstances malheureuses pour le Pays, il a considéré ce même pays comme un butin de guerre, un produit de razzia : aucune compétence professionnelle, diplômes, et expériences professionnelles, ne sont ni considérées, ni prises en compte. Partagez le butin entre ceux qui ont pris part aux razzias, aux membres de la famille et à ceux qui ont applaudi plus tard, telle fut la ligne de conduite directrice dans le gestion de la chose publique depuis que le hasard l’a propulsé au sommet de l’Etat, et le résultat est là : banqueroute totale et sans solution en vue.

« Chassez le naturel, il revient au galop », dit le dicton ; puisque Deby n’excelle que dans les razzias, il pense naturellement que le dénouement à la crise actuelle trouvera sa solution dans les razzias, c’est le sens du branle-bas observé ces derniers temps dans les garnisons du nord et de l’est. Des centaines et des centaines des militaires sont transportés à l’est, du carburant, des munitions de tous les calibres et de la nourriture, sont stockés à Amdjeress. Même de la drogue destinée aux troupes est transportée clandestinement dans les avions du HCR jusqu’à Abéché, où une équipe de la DGSSIE est stationnée en permanence pour réceptionner lesdits colis et les amener à Amdjeress qui a tendance à devenir le Quartier Générale des opérations. Dès son retour de New York, le sultan s’y établira en abandonnant la capitale avec ses problèmes. Le cynisme étant dans son sang, il demandera au PM de résoudre très rapidement tous les problèmes!

Pendant ce temps, les militaires iront chercher au soudan ou en Libye des ennemis réels ou supposés « pour préserver la paix chèrement acquise » et tous les moyens de l’Etat-ou ce qui en reste-seront mis au service de la défense de la paix, et tous ceux qui oseront contrevenir seront considérés comme des traitres, des ennemis de la paix, ou en connivence avec les ennemis du Tchad, etc., et seront bons pour être envoyés à Korotoro.

Beremadji Félix
N’djaména – Tchad


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