Les Brèves de N’djaména: Les vraies raisons du limogeage du TPG et de Dircab adjoint.

TPG : Selon des sources crédibles, Deby, lors de ses nombreuses escapades à la recherche des liquidités, aurait reçu un chèque  des saoudiens. Ledit cheque qui devrait transiter par des banques françaises fut intercepté par celles-ci en complicité avec l’ancien TPG  pour éponger les dettes de SATOM, société française, installée au Tchad et qui fut citée depuis fort longtemps comme la principale bénéficiaire de tous les marchés relatives aux infrastructures et spécialisée dans la distribution des commissions occultes plus particulièrement aux différents responsables du ministère des infrastructures et secondairement à toutes la hiérarchie de l’administration du pays. A cet effet, Le TPG fut convoqué à Paris pour procéder à l’encaissement dudit chèque et remettre sur place la part de SATOM et le reste écouler dans les méandres bancaires détenus par la tribu Hinda-Hisseini Bourma. Deby, ne voyant pas arriver le chèque, convoqua le TPG qui, semble-t-il, aurait élu domicile à Paris en refusant de répondre aux injonctions de son beau-père.

Par ailleurs les mauvaises langues épiloguent sur la présence simultanée non fortuite sur le sol français des principaux protagonistes du dossier CNPS, à savoir le Ministre SGG, le SG/ MPS et le TPG. En effet, le sultan qui se  trouve être aujourd’hui  plus démuni qu’un rat d’église, n’est pas dans des prédispositions à plaisanter avec ses bouffons sur leur escroquerie réciproque, alors il leur aurait demandé en des termes crus la restitution immédiate du reliquat du budget de l’investiture. Le SG/ MPS qui se targuait  à affronter le sultan sur les questions de vol des deniers publiques « car, disait-il, les grands voleurs sont ses parents et lui-même, en ce sens qu’il n’a pas à demander des comptes aux autres, mais  qu’il commence d’abord à nettoyer devant sa porte avant de s’en prendre aux autres »  a senti l’odeur du souffre  lui frôler les narines ! Devant cette situation et celle du pays en général, le trio aurait décidé de se barrer avant que les foudres du Sultan leur tombe sur la tête. Selon des sources jugées crédibles  le Ministre SGG, détenteur d’un passeport français, avait mis la lettre de sa démission au dernier intercalaire du parapheur déposé chez le PM avant de prendre l’avion avec une autorisation d’absence  de 15 jours pour rejoindre sa famille anciennement installée en France.

Dès que l’information a été ébruitée par des canaux interconnectés, la panique a gagné le reste du groupe qui ne s’attendait guère à cette escapade. Appuyé par la 1ère Dame et le PAN, le parrain, le MAE a utilisé toute son éloquence connue pour le persuader de rentrer afin d’affronter solidairement  les défis qui se pointent à l’horizon. Le message était bien entendu mais il a coïncidé aussi avec la triste nouvelle du décès du père du Ministre. Ainsi le retour a été coloré sous la forme d’un retour précipité « à cause du décès d’Al hadj Fadoul  avant la fin du traitement médical ». Par un effet collatéral, le reste de la compagnie tentée par l’exile a suivi le ministre SGG et est rentré au bled.

La désagrégation du paysage socioéconomique  du pays est telle que la débandade touche les premiers cercles. Apres ce faux pas qui a été bien suivi par le sultan, rien ne serait plus comme par le passé.

Quant au Dircab adjoint, Il aurait tout simplement affronté son papa de président. En effet, un des nombreux petits frères de Hinda est le directeur général adjoint à l’OTRT, qui serait en même temps le mari de Bébé Hissene Mahamat Itno, directrice d’un département de ce même OTRT !! Le DGA répudia son épouse et décida de la renvoyer de l’OTRT par un décret présidentiel, lequel décret atterri au bureau du Président. Le Dircab l’intercepte et le déchire devant son père, en disant «  ce voyou, non seulement il divorce ma sœur mais la renvoie de son boulot, de quel droit. » Apparemment le petit n’a rien compris du règne de son père, aujourd’hui le droit c’est la volonté de Hinda et accessoirement de Deby. Le pauvre Zakaria a voulu monter des biceps qu’il n’en a pas. Cette fanfaronnade n’a pas été du goût de la 1ère Dame qui aurait exigé derechef le renvoi du bambin impoli, ce qui fut fait sans hésitation.

Mais la victoire de la 1ère fut de courte durée car l’intrusion d’Amira à la place de son frère sans son consentement est un véritable défi à son égard. D’abord, contrairement aux garçons qui gardent une certaine distance et réserve vis-à-vis de leur marâtre, Mme Amira, 1ère fille du Sultan et frangine du défunt Ibrahim Idriss Itno, avait toujours adopté un comportement hargneux vis à vis de Mme Hinda, considérée comme la rivale de sa mère et du surcroit le véritable assassin de son frangin. En effet la fille du sultan ne s’était jamais lassée pour connaitre les vrais assassins de son frère. Aidée en cela par des amis et des parents qui préfèrent garder l’anonymat, l’enquête est bien avancée parait-il.  Selon les mêmes sources, les enquêteurs anonymes viennent enfin de découvrir le bout du fil, en d’autres termes ils auraient identifié le chauffeur du véhicule qui avait conduit les malfrats au domicile du défunt. Justement ce nouveau fait ne disculpe pas pour autant la 1ère Dame, selon l’entourage de Mme Halimé Deby, la mère d’Ibrahim ; au contraire ce nouvel indice renfoncerait d’avantage les soupçons autour de la 1ère Dame.  Sans nul doute la collaboration entre les deux femmes serait selon les observateurs, explosive. Pour calmer l’aigreur de sa dulcinée, le Sultan ne manquera pas de sacrifier encore un membre très important de son dispositif sécuritaire direct, ce qui aurait des effets prémonitoires immédiats dans un milieu bien donné.

Mahamat Ahmat
N’djaména – Tchad


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