Tchad: la grogne sociale prend de l’ampleur – voa

Au Tchad, après un mois de grève générale avec service minimum, les fonctionnaires ont entamé une grève sèche qui a de sérieuses répercussions dans les établissements scolaires.

Le Lycée Sacré Cœur de l’Eglise Catholique, qui a démarré les cours il y a trois semaines. Ce nouveau débrayage est perçu comme un coup dur pour le pouvoir, car même la Confédération Libre des Travailleurs du Tchad, CLLT, la centrale syndicale la plus proche du pouvoir a décidé de se joindre au mouvement de revendication, appelant ses militants à observer une grève sèche et illimitée. Pour écouter le reportage de notre correspondant Blaise Dariustone, cliquez ci-dessous sur le lien audio.

La crise prend de l’ampleur

Le Secrétaire général du ministère de l’Education nationale dit comprendre les revendications des enseignants, mais il appelle les éducateurs à la retenue. Il fait face à monde de l’éducation très remonté: depuis le 15 septembre, date de rentrée scolaire officielle au Tchad, élèves et étudiants ont empêché la tenue des cours dans les établissements publics de l’ensemble du pays. De nombreux enseignants réclament le paiement d’arriérés de salaires, les étudiants la réintroduction des bourses, supprimées dans le cadre des mesures d’austérité. La semaine dernière, quatre leaders étudiants avaient été brièvement arrêtés puis libérés lors de manifestations à N’Djamena contre la suppression de leurs bourses d’études. Le Tchad, pays de quelque 10 millions d’habitants, figure parmi les plus pauvres du monde. Ce producteur de pétrole traverse actuellement de grandes difficultés économiques à cause de la chute des cours du baril.


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