Les Brèves de N’djaména : À la PM et au Palais, 2 langages et attitudes différents.

Du folklore à la Primature, et de la réalité au palais rose – Au moment où le PM réunit les partenaires sociaux pour lancer un appel pathétique, teinté des relents rhétoriques patriotiques et nationalistes à leur endroit pour que ceux-ci lèvent le mot d’ordre de grève et se mettent au travail, son patron, lui a une toute autre attitude et tout autre langage. En effet, avant de s’envoler pour la Guinée Equatoriale, Deby a eu deux réunions distinctes ; l’une avec ses enfants, ses neveux et ses frères, (au moins ceux qui sont encore à ses côtés) et rien n’a filtré encore de cette réunion ; la seconde a réuni les responsables militaires et de la police, proches à lui. Séance tenante, Deby a posé la question suivante : il n’y a pas d’argent et aucune perspective favorable ne se pointe à l’horizon,  que faire  alors ? Les participants, à leur tour demandent à Deby : «  est-ce que vous avez quelque chose pour  continuer à payer  et à maintenir les éléments de la DGSSIE et la police ? » La réponse est positive de la part de Deby.

Conclusion et promesse des chefs de guerre à Deby : votre excellence paye les militaire et les policiers et nous on s’occupera du reste.» Rompez les rangs !

Par ailleurs, selon les rares visiteurs, le Sultan regrette amèrement la bêtise qu’il a commise en arrêtant le TPG et les deux autres fretins qui sont d’ailleurs victimes collatérales des différends entre les généraux au moment de partage du butin issu des faux marchés.

Selon les mêmes sources dès que les magistrats reprendront du travail, il sera procédé à un élargissement pur et simple des 3  détenus pour non constitution de dossier, et très probablement il n’y aura plus d’autres arrestations.

Pourquoi ce subit revirement ? Le TPG, « Djiddo» de son état a très mal supporté son incarcération. Justement il y a des gens dans ce pays qui pensent que tous les désidératas de la vie courante ne concernent et ne pourraient advenir qu’aux autres : la prison, la faim, la soif, les blessures aux combats, etc. Quand ce «Djiddo» s’était retrouvé entre 4 murs et face à des gens enturbannés avec un air lugubre, il avait paniqué mais réellement paniqué, alors il avait, selon les gendarmes, péroré pendant plus de 3 heures. Il avait tout déballé en un laps de temps ce qu’on ne lui a pas demandé et surtout ce qu’on n’aurait pas souhaité entendre. Derechef il a été exfiltré de la maison d’arrêt vers les R.G en insinuant des problèmes de sécurité, où il sera très probablement remis en liberté.

Correspondance particulière
N’djaména – Tchad


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