Tchad: tensions meurtrières à N’Djamena – Rfi

Au Tchad, au moins cinq personnes ont trouvé la mort samedi 26 novembre lors d’affrontements entre deux familles sur fond de rivalités communautaires. Au centre du différend, la mort d’un jeune adolescent à la fin d’un match de football dans le nord de la capitale N’Djamena jeudi 24 novembre. Depuis, la tension n’a pas cessé de monter jusqu’à cette fusillade meurtrière samedi matin.

Tout commence par une altercation à la fin d’un match de football. Deux jeunes se battent, l’un d’eux est mortellement blessé. En représailles, ses proches vont incendier le domicile de l’agresseur. La tension monte et samedi matin 26 novembre, des hommes armés surgissent de quatre véhicules et tirent sur la foule qui pleure le garçon. Cinq personnes perdent la vie.

Une délégation gouvernementale se rend immédiatement sur place, composée des ministres de la Défense, de la Justice, de l’Administration territoriale et celui de la Sécurité intérieure Ahmat Mahamat Bachir. « Nous avons quadrillé le quartier, explique ce dernier, opéré des arrestations. Les numéros des véhicules qui ont mené ces opérations, nous sommes à leur recherche. Ce qui s’est passé est un délit, ce n’est pas un conflit inter-communautaire. C’est une tension entre familles. »

Mahamat Nour Ibédou, secrétaire général de la Convention tchadienne pour la défense des droits de l’homme, ne partage pas cet avis. Pour lui ces tensions existent et sont même exacerbées car certains à N’Djamena porteraient des armes lourdes en toute tranquillité : « Nous avons un problème au Tchad, on désarme certains citoyens mais ceux qui sont proches du pouvoir sont toujours réarmés. Tous les matins, il y a des fouilles régulières à N’Djamena, des fouilles sur la route, des check-points, les autres citoyens sont dépossédés, même de leurs armes blanches, mais les proches du pouvoir ont toujours leurs armes, parfois des armes de guerre. »

Le ministre de la Sécurité intérieure a promis que les criminels seront rattrapés et présentés à la justice.


Commentaires sur facebook

3 Commentaires

  1. saleh

    tout d,abord mes condoléances aux parents des défunts, ce n,est pas pour la première fois que ce genre des incidents surviennent au Tchad.nous sommes tous des êtres humains des erreurs , violences font parties de notre vie quotidien, mais il faut résoudre le problème avec sagesse et volonté ,on ne ressous pas le problème par la violence. j;attire l,attention à ceux font circuler message de la haine en disant bagarre entre zaghawa et kereda , c,est comme toute communauté qui est en guerre. moi je dit une bagarre entre deux famille (zaghawa kereda) que dieu nous protège.

  2. ms saleh vs av raison k dieu calme les choses et protege tt ls tchadien kan ds choses comsa ariv tjr il ya des hypocrites des hommes politik ou autres le exploite a ds fin politik ou haine

  3. gadomte

    C’est du jamais vu.Mais que Dieu puisse agir en faveur de ses enfants.