La fuite de Daoussa Deby (DD) (Suite)

DD a pris la tangente et les langues se délient : selon des sources proches du palais, on savait depuis longtemps que DD et Salay Deby (SD) étaient dans le collimateur de la 1ère Dame.

Il faut rappeler que la petite Hinda qui avait été repérée par le Général Deby chez sa tante, l’épouse du grand frère, a anormalement grandi et a pris une envolée fulgurante tout en écrasant sans pudeur sa tante et son époux. Ainsi, dans ce Tchad d’aujourd’hui, c’est la 1ère Dame qui décidé et le 1er Mr exécute. Selon cette logique, il a été donné l’ordre de faire arrêter DD, SD et un autre Itno, mais les responsables de l’ANS auraient refusé d’exécuter car le morceau était trop gros. L’ancien DG/Ans aurait très religieusement esquivé les instructions en arguant que les problèmes de détournement des biens publics ne relèvent pas de sa compétence, il faudrait plutôt s’adresser aux services judiciaires. De même les neveux qui ont reçu les mêmes instructions ont été selon les sources, très irrespectueux vis à vis de leur oncle , et ils ont été tous debarqués et remplacés par des tueurs à gage de la 1ère.

Avec les déplacements perpétuels de Monsieur, l’opération a été mise en stand-by mais l’ordre a été donné de couper les vivres aux concernés : pas des marchés publics pour la SNER, pas du carburant pour les stations-services appartenant à DD et SD, comme si ces mesurettes peuvent les affecter matériellement !

A Addis Abeba, dans l’allégresse qui a suivi l’élection du candidat de Deby, la 1ère Dame aurait laissé entendre que dès le retour au Tchad, le sultan prendrait des mesures contre les Itno, et cela n’est pas tombé dans l’oreille d’un sourd : DD a traversa le Chari et Saley est rentré dans la clandestinité.

Cette affaire montre à suffisance la déliquescence des mœurs qui affectent cette famille laquelle déliquescence a atteint les rouages de l’administration du pays et a provoqué illico sa faillite.

Les jacasseries de DD avec sa belle sœur ( pas avec son petit frère de sultan) n’émeuvent ni l’opinion tchadienne moins encore l’opinion des Béris, et n’aura aucune conséquence (ni en mal ou en bien) sur l’état actuel des choses. DD étant l’incarnation morale et physique et la tête pensante de tous les dérapages du système depuis le 1er jour de l’arrivée de MPS; il est en effet à l’amont et à l’aval de toutes les exécutions sommaires et la disparition des différents opposants au système; il a été aussi idéologue qui a institué une oligarchie institutionnelle au sommet de l’Etat et dans le bled en créant un sultanat de toute pièce contre les us et coutumes de la région. Et enfin il est aussi l’homme du fameux: « quand on a le pouvoir on s’en régale« , en d’autres termes enrichissez-vous en prenant l’argent là où il se trouve: dans les caisses de l’État, dans les poches des particuliers, dans les airs (Handling, Adac. . . ) sur la terre ( expropriation des maisons et des terrains des particuliers et ceux du domaine public.) Ce n’est pas pour rien que les ndjamenois le surnomment « baakoul maa bachbah »

Par ce comportement néfaste Mr le Grand frère s’était mis sur le dos tout le monde. D’abord sa propre communauté ; certes, DD est l’un des rares cadres Béris qui appartient concomitamment à des grandes familles de toutes les sensibilités Béri: Bilia, Borogat, et Kobe, mais il a vécu seul et a mangé seul. Son unique référence fut d’abord Itno ensuite Deby stricto sensu en périphérie, le MPS. Il a ignoré tous les autres liens matrimoniaux consanguins comme germains.

Par ailleurs, lui qui était un bon viveur très intégré dans la communauté gorane, a mis une croix sur celle-ci à son retour du maquis, il considérait en effet tous les goranes des assassins. Il a mis une barrière infranchissable entre lui et ses anciens amis et parents du BET.

Et enfin le jeune cadre fondateur de l’OFNAR compétent affable, et humble, s’est transformé en un orgue qui pille tout à son passage comme le diable de Tasmanie, insensible aux nombreuses complaintes des citoyens.

 

Personne ne regrettera l’absence DD laquelle absence qui ne sera pas d’ailleurs pour longtemps selon quelques confidences, même si il aurait minutieusement préparé son départ en partageant tous ses biens aux membres de sa famille

 

Correspondance particulière (Ndjamena)


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