Mohaydine Babouri, la face visible de l’iceberg !

Moyadine-babouri Mohaydine Babouri dont la photo est sur toutes les pages des nombreux internautes tchadiens et sur les sites de l’opposition, est la victime Béri la plus visible et la plus torturée. Le compte à rebours des Béris avec le régime de Deby a commencé et c’est tant mieux.  En effet, le régime les a très longtemps utilisés, usés,  et instrumentalisés en utilisant  des moyens illégaux et immoraux : l’emploi d’un langage d’autodéfense et d’auto exclusion (après moi les Béris n’auront pas leur place au Tchad, il y aura un génocide des Béris, etc.), et en prime  un sauf conduite antisocial de délinquance, de vol, de viol, d’assassinat, etc. Des mineurs analphabètes appartenant à la famille directe ou par alliance, ou encore les rejetons de ses bouffons-généraux et ayant  pour tout diplôme « un séjour hors du Tchad »,  ont été hissés aux plus hautes fonctions de responsabilités dans l’administration publique et parapublique. La minorité nantie applaudissait ; les Deby jouissaient et les tchadiens maudissaient les Béris. La face cachée de ce tableau est que, malgré la haine qu’ils suscitent auprès des autres tchadiens, la majorité absolue des Béris vit dans la précarité. Depuis 26 ans de règne, et ce, malgré les sacrifices consentis pour le maintien du régime, on constate en effet  qu’il n’ y a dans le “Beriland” aucune structure sanitaire, éducative, d’eau potable, pastorale ou infrastructures administrative, de communication et de commerce .

A l’instar des autres tchadiens, les jeunes Béris sont envoyés comme chaire à canon dans toutes les zones de guerre, et contrairement à une opinion largement répandue, il n’y a jamais eu du « Dia » payé uniquement aux Béris disparus dans les lointaines contrées, pis, même pas pour ceux qui sont morts pour la défense du régime à l’intérieur du Tchad ; rappelons pour l’histoire que Deby est probablement le seul président au monde à avoir affronté 4 rebellions successives dirigées pas ses propres parents : MDD, MDJT, CNR et UFR ! Les veuves, les orphelins et les mutilés Béris, sont  sous le même enseigne que tous les autres tchadiens des mêmes catégories.

A chaque élection, Deby fait ressortir son refrain favori : «  ces élections sont très incertaines pour nous (entendez pour les Béris), et si nous ne nous mobilisons pas, on va les perdre et vous allez subir les conséquences, moi je sais ce qu’il faut faire et surtout où aller».  Et les Béris, par réflexe de survie ou ignorance atavique, gambadent dans tous les sens et dans toutes les directions, pour arracher frauduleusement la victoire. Et après bis repetita !

C’est dans ces conditions d’instrumentalisation de la communauté Béri par Deby qu’arriva Mme Hinda Mahamat Acyle. Celle-là, elle est la plus diplômée, la plus manigancière et surtout  la plus encline aux fétichismes des toutes les épouses du Sultan. Elle n’a pas eu trop de difficultés à se fixer solidement dans l’arène de son nouveau milieu. Elle qui, avant son mariage avec IDI, avait fait le tour des lits de la plupart des jeunes Béris et en particuliers des nombreux Deby, connaît bien le milieu, leur état d’esprit et surtout leur faiblesse, corruptibles jusqu’aux ongles.

Accusée d’avoir trempé dans l’assassinat du fils ainé d’IDI, Hinda a été, dès les premiers moments de son arrivée au palais, rejetée par la famille de son mari même si on se rappelle que c’était par le biais du  grand frère d’IDI, le mari de sa tante, qu’elle a pu atterrir au palais. Aujourd’hui, DD est l’ennemi juré de Hinda. À cause de son comportement ostentatoire et ses manières de narguer tous les Beris qui s’approcheraient  du Général,  et surtout son audace de vouloir se hisser au sommet de l’Etat au détriment de son mari, la 1ère Dame est honnie dans le sillage des Deby en particulier et des  Béris en général; elle en est très consciente  et elle leur en rend très merveilleusement.: elle a répété à plusieurs reprises devant ses affidés, « les Béris ne m’aiment pas, je ne les aime pas non plus et je vais leur montrer de quel bois je m’échauffe. » Aussitôt dit, aussitôt fait !.

Deby et Hinda se ressemblent ; nés et grandis dans des conditions matérielles modestes, tous deux ont une farouche envie de prendre une revanche sur la vie; c’est pourquoi pour eux deux, le pouvoir se résume uniquement à faire fortune par n’importe quels moyens; le faire perdurer autant que possible pour continuer à piller, tel est l’unique raison d’être de ce couple infernal.

A coups des mensonges, de charme et de la sorcellerie, Hinda a réussi à complètement dompter son mari, avec des chuchotements répétitifs tels que« tu es bien, les tchadiens t’aiment mais le problème ce sont tes parents ». Aujourd’hui, IDI est    devenu un jouet entre les mains de son épouse  qui a réussi à le  marginaliser  du pouvoir, c’est elle qui décide et l’autre exécute !  Tout l’appareil administratif dans toutes ses composantes est à ses bottes. Le faux Sultan est renvoyé  à ses premiers amour: faire paitre ses chameaux, s’occuper du village et des « villageoiseries » : création d’un canton par-ci, installation d’un autre par-là, chasser du trône un troisième, réhabiliter un quatrième, etc., et quelques fois hors du Tchad pour assister aux CA des ONG au côté des directeurs de service. Et dernièrement on apprend que Hinda a demandé à IDI de reprendre son bâton de ComChef en l’envoyant au front Est, il en va de la survie du régime.

Par ailleurs et dans la même dynamique elle a dompté tous les membres du gouvernement à commencer par le 1er d’entre eux.  Et tous sans aucune exception sont à sa disposition pour placer les siens aux postes « juteux » et faire la chasse aux Béris.

Moyadine-babouri1Mohaydine Babouri et Ismaël Loni ne sont pas les seules victimes de la Princesse, ils sont seulement la face visible de l’iceberg. On se rappelle que le 1er avait parlé des détournements des biens publics opérés par la famille de Hinda et le second était celui-là qui avait canardé son  frère. Le malheureux a été   condamné et déporté à Korotoro pour  purger sa peine. Aussitôt, après sa libération , on l’a fait repartir à Korotoro où il y a plus d’une centaine des ex éléments de la garde rapprochée de Deby, en majorité des Béris,  qui croupissent à Korotoro : Celui-ci a insolé un membre de la famille de Hinda, celui là a eu une altercation avec les mêmes, ou encore , un autre est trop « achmaane » où il  fait la tête dure quand on lui ordonne de faire quelque chose ; et la seule réaction d’IDI : « envoyez le à Korotoro ! »

Contrairement à son mari, Hinda a les pieds sur terre, elle sait que tout pouvoir, fut-il celui des empereurs les plus puissants, a une fin, alors elle a pris ses précautions en obtenant une nationalité française, à quel prix, on se demande toujours ; au moindre toui toui, elle va enjamber le grillage du palais pour se retrouver directement dans l’enceinte de l’ambassade de France où un vol spécial la déposera à Paris.

Les Béris, dans leur naïveté ou illusion, sous l’intox d’une minorité militante, agissante et prédatrice, continuent à se sacrifier à faire perpétuer un régime honni par toute la majorité des tchadiens, pensant bêtement qu’il s’agit bien de « leur pouvoir ».  En défendant le régime de Deby, les Béris, non seulement  se mettent de travers à l’aspiration profonde des tchadiens, mais ils le font au profit de la cliquaille de Hinda, une femme qui leur voue une haine exécrable.

Beremadji Félix
N’djaména – Tchad


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2 Commentaires

  1. marcel

    vous ramenez toujours tout sur la femme du PR à croire que vous êtes une de ses concubines!!

  2. bobbin garrison mon frere