Au Tchad, les arrestations et les enlèvements se banalisent

Un cordon sécuritaire est déployé à toutes les frontière NO, N, NE, et Est pour quadriller, arrêter, arnaquer tous ceux qui traversent les frontières dans les deux sens, et ce, avec la complicité actives des gouvernements soudanais et nigériens ainsi qu’avec celle de l’opération « Barkane.» Les jeunes ressortissants de certaines communautés sont particulièrement visés.

A Ndjamena même, les rafles et les enlèvements sont quotidiens, ainsi plus d’une 50-aines des jeunes zaghawa, arrêtés à Ndjamena et dans d’autres villes, croupissent dans les geôles de l’ANS, la police politique, leur tort est d’avoir reçu une communication de la Libye ou tout simplement hors du Tchad. Les rafles des ressortissants du Bahr El ghazal et du BET, ainsi que leur disparition sont devenus des phénomènes banals et quotidiens ; ceux qui n’ont pas eu ‘la chance » de se retrouver dans les geôles de l’ANS, disparaissent sans laisser aucune trace.

Ajouter à ce tableau sombre les enlèvements en pleine journée, des activistes, les journalistes et les leaders d’opinion ; Sans parler de l’interdiction des travailleurs à manifester pacifiquement.

Faute de répondre aux revendications légitimes des travailleurs spoliés par les prédateurs du régime, celui ci fonce, tête baissée, dans une impasse mortelle. Avec une police politique à qui a été octroyé au vu et au su de la classe politique et les représentations internationales, le droit institutionnel de vie et de mort sur les citoyens.

Le Tchad de Deby est rentré dans le cercle restreint des ignobles dictatures, couvertes et dorlotées par « la communauté internationale », au nom de ses intérêts supérieurs.

C’est aux tchadiens de relever le défi.

B F


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