Les investissements des Deby au Canada, de quoi en- est-on surpris ??

Pourquoi le public tchadien semble avoir découvert, seulement maintenant, l’étendue du pillage de l’État par le conglomérat de Deby que maintenant et seulement maintenant ? Alors que ces investissements ne représentent même pas les 5% de tout ce que cette maffia a pillé ? Les tchadiens doivent savoir que le pétrole est la matière première qui glane le plus des revenus, sans commune mesure avec d’autres ressources minières, tels que l’or ou le diamant. Et seul Dieu sait ce que le Tchad en a eu ! 14,5% de la production et 65% d’impôts dès la 1ère année avec le baril frôlant les 150 dollars US !! Ajouter à cela, les taxes et impôts des sous traitant. Qu’en-t-on fait de cette énorme masse monétaire injectée opportunément dans les caisses de l’Etat ?

Une cohorte d’individus à leur tête IDI en personne, sans foi ni loi, ni honneur, s’est jetée comme des rapaces sur la caisse commune et léché jusqu’à la lie, et aujourd’hui, indécents, sans pudeur ni honte, IDI parle aux autres des détournements, du vol des biens publics et même limoger des membres du gouvernement pour abus des biens sociaux. Celui qui prend les autres pour des cons, est le plus con !

La clique des rapaces et alliés ont investi dans les touts continents y compris en Australie où 2 des rejetons de La famille ont 2 immeubles jumels ; à Dubaï (EAU), la première société cotée en bourse leur appartient ; en Afrique du Sud, un hôtel de 5 étoiles, une ferme et chaque membre de la fratrie et alliés, possèdent un immeuble ; dans tous les paradis fiscaux y compris au Panama. Pour l’obtention de la nationalité française, la 1ère dame a été sommée d’investir en France, ce qui fut immédiatement fait, car jusqu’aux derniers moments, les Deby et alliés avaient soigneusement évité d’investir massivement en France en particulier et en Europe en général.

Inutile même de parler des miettes larguées au Cameroun, en Afrique de l’Ouest, en Égypte, en Malaisie ou aux USA.

Les tchadiens sont témoins et assistent éberlués, la distribution des billets de 100$ et voire 500€ dans des soirées mondaines. Dans ce milieu honni, passer le week-end avec sa copine- généralement une femme au foyer- à Dubaï, à Addis Abeba, ou au Caire, a remplacé les sorties à Douguia, à Pont Billie ou à Koundoul. Tout ceci au vu et au su de l’opinion publique qui a perdu tout sens de réaction. La résignation jusqu’à s’aplatir devant l’abject est devenu La ligne de conduite des tchadiens qui aiment se distraire sur les phénomènes sociétaux sans saveur comme le régionalisme, le clanisme, ou le tribalisme, pendant que le Pays sombre dans l’abîme de l’insouciance de ces orduriers à la tête du Pays.

Au Tchad, c’est Ndjamena qui a la part belle : le quartier limité par l’avenue Ch De gaule, l’avenue Pompidou, l’avenue El Nimeyri et le Rue gendarmerie, appartient aux Hinda. L’avenue Ch. De Gaule, de l’aéroport jusqu’à l’ancienne BCC, aux Deby ; sans parler de Farcha, Diguel, Sabangali, etc.

Est ce que tout cela est vraiment nouveau ?? Pas du tout, les tchadiens le savent et acceptent, car l’opposition en exile, l’opposition armée, les activistes, ont toujours dénoncé la main mise des prédateurs parvenus, sur les biens publics.

Deby a tordu le cou à la constitution pour s’éterniser au pouvoir, dilapidé les revenus pétroliers, vendu des jeunes comme chaires à canon aux premiers venus, imposer une assemblée nationale illégale et illégitime, mais les tchadiens préfèrent regarder ailleurs ! Au Burkina, le peuple s’est débarrassé de Compaoré pour moins que cela.

Béremadji Félix

 


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