Tchad: arrivée du président Sarkozy à N’Djamena – Afp

Le président français Nicolas Sarkozy est arrivé mercredi à N’Djamena pour une brève visite controversée à son homologue tchadien Idriss Deby moins d’un mois après une offensive rebelle ratée et alors que le doute plane sur le sort de deux opposants « disparus« , a constaté l’AFP.

Accueilli vers 17H45 (16h45 GMT) par le président Deby et son épouse Hynda, M. Sarkozy était lui-même accompagné de son épouse Carla, qui effectue sa première visite officielle à l’étranger en tant que première dame.

Après un passage au pavillon d’honneur, le président français doit avec le président Deby se rendre sur la base militaire française de N’Djamena pour recevoir les honneurs du dispositif Epervier présent au Tchad. Il prendra ensuite la direction de la présidence tchadienne pour s’entretenir avec son homologue.

Les ministres français des Affaires étrangères Bernard Kouchner et de la Défense Hervé Morin, ainsi que le commissaire européen au Développement Louis Michel, étaient également dans l’avion présidentiel français.

Cette visite survient alors que la France avait initialement demandé à N’Djamena, comme condition préalable, de faire la lumière sur le sort de deux opposants tchadiens Ibni Oumar Mahamat Saleh et Ngarlejy Yorongar, arrêtés le 3 février à l’issue d’une offensive rebelle sur la capitale tchadienne et dont on est sans nouvelles.

Les autorités tchadiennes ont joué mardi « l’apaisement » en plaçant en résidence surveillée l’ancien chef de l’état Lol Mahamat Choua, disparu dans les mêmes circonstances que les deux autres opposants, et porté disparu pendant plusieurs jours avant que les autorités tchadiennes le retrouvent « vivant » le 14 février et reconnaissent qu’il était détenu.

La confusion règne autour du sort de Ngarlejy Yorongar: les autorités tchadiennes ont multiplié les déclarations affirmant qu’il était vivant et se cachait alors que ses proches démentent vigoureusement et assurent être sans nouvelles et « très inquiets« .

Lors de sa visite, M. Sarkozy pourrait également demander à son homologue tchadien la grâce des six membres de L’Arche de Zoé condamnés en décembre au Tchad pour la tentative d’enlèvement de 103 enfants à 8 ans de prison, peine qu’ils purgent en France.


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