Tchad : l’opposition accuse le gouvernement de mener une répression – africanews

Au Tchad, l’opposition dénonce de nombreux abus et des violences policières, au lendemain de l’arrestation de Mahamat Adoum. Ce dernier, accompagné d’autres membres de l’opposition allaient porter leur soutien à Médar Laokein, candidat à la présidentielle de 2016 aujourd’hui incarcéré à la prison de Moundou, dans le sud du Tchad.

‘’ Et c’est comme ça que les bastonnades ont commencées ; les militaires se sont mis sans ménagement à bastonner les chefs des partis. Ceux qui ont réagi ont été vraiment molestés. Les autres, on les a tout simplement refoulé de la ville de Moundou. On les a mis sur la route de Ndjaména, après avoir arraché tous leurs téléphones. Raconte Mahamat NOUR IBEDOU Secrétaire général de la Convention tchadienne de défense des droits de l’homme (CTDDH ).

la CTDDH affirme en outre que la délégation a été “victime d’une machination grossière”. Dans un communiqué, la CTDDH affirme que les forces de l’ordre, “après avoir simulé une fouille, (ont) brusquement exhibé une grenade qu’ils prétendent avoir découvert dans le véhicule d’un chef de parti”.

‘‘Nous visons pratiquement dans un état qui n’est plus un état de droit depuis un certain temps. Comment on peut refuser à l’opposition d’aller rendre visite à un collègue emprisonné ? Ce régime est franchement dictatorial pour nous et c’est dommage’‘. Déplore t-il.

“L’affaire Laokein est une affaire judiciaire et non une affaire politique”, a déclaré le ministre tchadien de la Sécurité publique, Ahmat Mahamat Bachir qui a déclaré qu’‘‘individuellement, chacun peut lui rendre visite”.

Arrivé en troisième position à la dernière présidentielle d’avril 2016, Laokein Médard a été destitué de sa mairie fin juin pour “malversations financières” par le Conseil municipal de Moundou.


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