Arche de Zoé: Deby tranchera "en toute liberté" sur la grâce, affirme Sarkozy – Afp

Le président tchadien Idriss Deby Itno doit décider « en toute liberté » s’il accorde ou non la grâce aux six Français de L’Arche de Zoé condamnés au Tchad pour tentative d’enlèvement de 103 enfants, a déclaré mercredi à N’Djamena le chef de l’Etat français Nicolas Sarkozy.

« J’ai parlé de L’Arche Zoé cinq minutes sur l’heure et demie (qu’a duré son entretien avec le président Deby). Je suis venu ici pour réconcilier les Tchadiens, ce qui n’a rien à voir avec L’Arche de Zoé« , a affirmé à la presse le président français.

« J’ai évoqué cette question en disant aux autorités tchadiennes que la France avait tenu ses engagements, puisque la peine de 8 ans de travaux forcés a été transformée en 8 ans de prison en France« , a-t-il ajouté.

« Il y a un droit de grâce dans la Constitution tchadienne et c’est au président Deby de prendre en toute liberté sa décision« , a estimé Nicolas Sarkozy, assurant que ce dossier n’avait pas été « central » lors de sa brève visite controversée au Tchad.

Les six membres de l’association française ont été condamnés le 26 décembre par la justice tchadienne à huit ans de travaux forcés pour avoir tenté d’exfiltrer 103 enfants vers la France, où les attendaient des familles d’accueil. L’Arche de Zoé présentait à tort les enfants comme des orphelins du Darfour, région soudanaise en guerre civile.

Conformément à un accord bilatéral, les condamnés ont été transférés le 28 décembre en France pour y purger leur peine, simplement adaptée au droit français, qui ne prévoit pas les travaux forcés.

Les six Français ont demandé la grâce du président Deby, seule possibilité de libération rapide. Le 7 février, après une attaque rebelle ratée repoussée in extremis avec l’aide de la France, le chef de l’Etat tchadien s’était dit « prêt » à « pardonner » les membres de L’Arche de Zoé, précisant qu’une grâce pourrait intervenir rapidement.


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