Khartoum réservé sur le déploiement d’une force ONU-UE au Tchad et en Centrafrique – APA

Le gouvernement soudanais a émis jeudi des réserves sur le plan de déploiement des troupes dans l’est du Tchad et le nord-est de la République Centrafricaine, proposé par les Nations Unies et l’Union européenne (UE).

Le ministre de la co-opération internationale, Al-Tigani Fadil, a indiqué à Khartoum que le mécanisme de sécurité tripartite convenu entre le Soudan, le Tchad et la République centrafricaine, a écarté la nécessité d’une force ONU-UE.

Le Conseil de sécurité a donné son feu vert à l’ONU et à l’UE pour le déploiement d’une force militaire pour protéger les civils au Tchad et à la République centrafricaine bloqués dans le conflit du Darfour, en proie à une guerre civile.

M. Fadil a laissé entendre que l’approbation d’une telle force pourrait avoir un impact négatif sur la force hybride ONU-UA qui devra être déployée au Darfour. «Le Conseil de sécurité des Nations Unies aurait dû attendre l’issue de la force hybride au Darfour», a-t-il suggéré.

Khartoum redoute qu’une telle force sur sa frontière puisse être utilisée par les puissances occidentales pour d’autres opérations dans le Darfour, comme l’arrestation des criminels de guerre.

«Ce que le Conseil de sécurité a fait est prématuré et il est motivé par l’insistance de l’Europe à avoir une présence dans la région», a-t-il dénoncé, accusant les Européens d’avoir des arrière-pensées.

Le Soudan a approuvé, le mois dernier, le déploiement d’une force hybride ONU-UA, composé de 26.000 éléments, à Darfour suite à une impasse prolongée.


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