Paris et Londres agitent le spectre des sanctions au Darfour – Reuters

Le chef de l’Etat français et le Premier ministre britannique ont a nouveau menacé vendredi le Soudan de sanctions internationales, faute de cessez-le-feu au Darfour et de progrès dans le processus de paix qui doit s’ouvrir en octobre.

Dans une tribune publiée par le Times de Londres, Nicolas Sarkozy et Gordon Brown s’engagent en outre à oeuvrer en faveur du déploiement des 26.000 hommes sous commandement conjoint de l’Union africaine (UA) et de l’Onu qui doivent relever les 7.000 casques verts de l’UA.

« C’est la combinaison du cessez-le-feu, de la force de maintien de la paix, de la reconstruction économique et des menaces de sanctions qui peut apporter une solution politique pour la région« , écrivent les deux hommes.

« Nous soutiendrons toutes les initiatives visant à hâter les préparatifs du déploiement de la force UA-Onu afin qu’elle soit opérationnelle avant la fin de l’année« , soulignent-ils.

Dans un rapport publié la veille, Ban Ki-moon, secrétaire général de l’Onu, fait état d’effectifs insuffisants dans l’aviation, les transports ainsi que la logistique et préconise le report de la date limite d’enregistrement des contributions, fixée à vendredi.

Brown et Sarkozy exhortent par ailleurs les autorités soudanaises et toutes les composantes de l’insurrection à prendre « pleinement et sincèrement » part aux négociations de paix d’octobre.

Khartoum reproche à Paris de ne pas s’être engagé davantage pour obtenir l’implication dans le processus de paix d’Abdel Wahed Mohamed Nur, chef de l’Armée de libération du Soudan (ALS), qui vit en France. Dernier haut responsable de la guérilla à refuser le dialogue, il réclame au préalable le déploiement du contingent international.

Opheera McDoom


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