Les Brèves de N’djaména: Silence complice et criminel des associations humanitaires

Depuis plus d’une quinzaine d’années, Deby puise allègrement des camps des réfugiés soudanais pour gonfler son armée au vu et au su des associations humanitaires qui gèrent ces camps. Pratiquement chaque année, des jeunes adolescents sont raflés de tous les camps des réfugiés soudanais situés sur le territoire du Tchad, et enrôlés de force dans l’armée ; une fois la phase de la formation terminée, Deby envoie ces jeunes aux quatre coins du monde où ils meurent anonymement sans l’accord d’aucune institution de la république, en échange des espèces sonnantes et trébuchantes.

Aujourd’hui, plus de 2500 adolescents, majoritairement issus des camps des refugies situés dans la zone de l’Ennedi-Est (Kari-Yari) sont en formation dans les Centres d’Instruction de Moussoro et dans le cul de sac d’Amdjeress à l’abri des yeux et des oreilles de l’opinion nationale et internationale ; parlant couramment l’arabe, ils seraient les premiers à être exportés de préférence, au Yémen, sous l’œil complice des organisations humanitaires, témoins oculaires de ces opérations criminelles. Pourtant ce trafic ne date pas d’aujourd’hui ; ils étaient en RCA, au Cameroun contre la secte Boko Harem et présentement ils sont au Mali. Or en théorie ces jeunes sont encadrés par les institutions internationales (H C R) et aussi par les différentes associations humanitaires. N’a-t-on rien remarqué depuis ces temps ?

Mahamat Ahmat
N’djaména – Tchad


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