Tchad : « gourous da ana douass », 17 milliards de francs CFA pillés à la raffinerie de Djermaya

 

Troublante révélation faite par « œil du Tchad » sur Facebook après le bras de fer entre les Deby, père et fils et les chinois de la société China National Petroleum Corporation (CNPC) qui exploite depuis 2011 la raffinerie de Djermaya.

Selon « œil du Tchad », pour faire la guerre contre les Toubous et les Goranes dans le Nord du Tchad, Idriss Deby Itno et son fils Seïd Idriss Deby détruisent la raffinerie de Djermaya dont les 60% des capitaux sont entre les mains des Chinois.

Le DG de la raffinerie est donc naturellement un Chinois. Pendant que ce dernier est en congé, Seïd Idriss Deby, le fils du président Deby, DG adjoint de la raffinerie recrute comme il veut du personnel, sur la base du népotisme comme à l’accoutumée. Les Chinois, même s’ils ne veulent pas s’ingérer dans nos politiques, sont dépassés cette fois-ci. De retour de ses congés, il constate un gros trou de 17 milliards de francs CFA. Il pose la question à son adjoint qui lui répond fièrement que c’est son père Idriss Deby qui a pris cet argent pour faire la guerre dans le nord du pays (gourous da ana douass : l’argent là, c’était pour faire la guerre en arable dialectal tchadien).

Le DG chinois s’énerve, mais retient ses sens pour ne pas péter le plomb. Le DGA présente alors l’état de salaire du mois d’août au DG pour signer afin de payer les employés. Celui-ci refuse de signer, mais s’arrange à payer les employés expatriés. Il demande au fils du président d’aller dire à son père de venir payer le reste des employés dans la mesure où il a ramassé tout l’argent de la raffinerie pour faire la guerre contre d’autres Tchadiens.

Le DG claque la porte et rentre en Chine. Il a failli se faire gifler par le fils du Président pendant leurs altercations, un gamin de rien du tout. Seïd fâché, débarque à la Présidence pour voir son père, repart avec la garde républicaine qui sème la panique à la raffinerie. Bérets rouges enferment (cadenassent) les Chinois qui se trouvent dans différents bureaux, à l’heure de travail.

Aucun media n’a eu accès à cette prise d’otage orchestrée par le fils du Président, en complicité avec son père, à 40 km de N’Ndjamena, la capitale. C’est, enfermés dans les bureaux que, des Chinois travaillant à la Raffinerie lancent un SOS à leur pays, des appels et des emails envoyés en Chine. Pékin a donc demandé à son Ambassadeur au Tchad d’intervenir d’urgence pour sauver la situation. Certains Chinois ont uriné et déféqué dans les bureaux. D’autres qui voulaient aller le faire dans les toilettes, la garde républicaine pointe l’arme sur eux comme des otages, à l’aller comme au retour à leur lieu de prise d’otage dans leur bureau.

Un autre groupe fait cela, on les appelle des terroristes, un État fait la même chose, ce n’est pas grave, personne n’en parle même, parce que c’est la « coopération gagnant-gagnant ». C’est après plusieurs négociations que les Chinois ont été libérés grâce à leur Ambassadeur à N’Djamena qui a sué à grosses gouttes.

Entretemps, ces derniers ont fermé le circuit de ravitaillement de la raffinerie en essence et en gaz. Le fils du Président a tout fait pour demander à un jeune Tchadien travaillant à la raffinerie et qui avait étudié en Chine et comprend le Mandarin (le Chinois) de débloquer la situation. Ce dernier a essayé et à la première tentative, il a failli faire exploser la raffinerie, car l’alerte « Danger de mort » était déclenchée et ça courait dans tous les sens. Il a fait des mains et des pieds pour couper les circuits de ravitaillement et fournir quelques citernes en essence.

Naïfs, les N’Ndjamenois croyaient que leur problème de pénurie de carburant était résolu. Fâché, Idriss Deby a cherché à confier la raffinerie aux Marocains. Or, les Marocains ne maitrisaient que l’arabe, le français et l’anglais. Pour des questions de langue, il était obligé de remettre la gestion de la raffinerie, malgré lui aux Chinois en exigeant que dans chaque poste où se trouve un chinois, un Tchadien doit être à ses côtés, suivre tout ce qu’il fait pour assurer le transfert de la technologie. [ndlr de Tchad Convergence: cette information a été confirmée par le ministre du Pétrole et de l’Énergie. Le compromis trouvé selon Boukar Michel, est la formation double cabine. « Ça veut que dire qu’il y aura un Tchadien et un Chinois au niveau de chaque poste », a-t-il précisé].

Et quand les tchadiens auront maitrisé suffisamment ce travail, Deby pourra se débarrasser des Chinois, les jeter comme une orange qu’on aurait sucée. Idriss Deby incapable de faire face à la situation créée par lui et son fils, rappelle d’urgence à N’Djamena le pauvre ministre du pétrole Boukar Michel en partance pour une réunion de l’OPEP à Vienne en Autriche, alors que le monsieur était déjà à Douala. Et le lendemain, lui, va tranquillement se balader à Ati et sermonner les chefs traditionnels. Et le pauvre Boukar Michel, tel un acteur de cinéma, fait des apparitions et des déclarations cousues de fil blanc à la télé pour prouver qu’il maitrise la situation. A le voir de près, le mensonge saute à l’œil nu, car ce faire-valoir connait le problème, mais il ne peut l’évoquer clairement, car ce problème est plus costaud que sa taille : DEBY, SON FILS ET les CHINOIS.

On n’a pas l’argent, le pays est en crise, on ne paie pas correctement les fonctionnaires en grève générale depuis 6 mois, on ne se soucie pas des écoles fermées à travers le pays à une semaine de la rentrée des classes, mais on ramasse 17 milliards dans la caisse de la raffinerie contre l’avis des Chinois pour aller faire la guerre. C’est ça la 4ème République de M. Deby, soutenue becs et ongles par certains tchadiens, un système diabolique de destruction programmée du Tchad et des Tchadiens.

Source: tchadpages.com

 

 


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